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Santé – Sciences

A l’hôpital du Mans, les essais cliniques montent en puissance

mercredi 29 mars 2017 à 12:21 Par Bertrand Hochet, France Bleu Maine

A l’occasion de sa journée spéciale à l’hôpital du Mans, ce mercredi, France Bleu Maine vous fait découvrir le centre de recherche clinique. Depuis 2012, des patients volontaires testent de nouveaux médicaments et de nouvelles prises en charge médicales. Des essais très encadrés.

Le Dr Christelle Jadeau, responsable du centre de recherche clinique et le Dr Jean-Christophe Callahan, représentant des médecins pour la recherche
Le Dr Christelle Jadeau, responsable du centre de recherche clinique et le Dr Jean-Christophe Callahan, représentant des médecins pour la recherche - Bénédicte Gaborit - CH Le Mans

Des patients volontaires. "Pas des rats de laboratoire". L’hôpital du Mans est l’un des rares établissements de santé non universitaires à disposer d’un centre de recherche clinique. Cette structure, qui mobilise une soixantaine de médecins, accompagne depuis 2012 plus de 2.600 personnes. La grande majorité suit un protocole établi par des organismes extérieurs, par exemple des laboratoires pharmaceutiques ou d’autres hôpitaux. Mais depuis deux ans, le centre hospitalier du Mans développe ses propres tests, à l’initiative des médecins. Ainsi, dans les mois qui viennent, deux expériences vont être menées. "La première au service des urgences", détaille le Docteur Christophe Callahan, représentant des médecins pour la recherche. "Nous voulons voir si, pour les patients qui viennent pour une plaie qui doit être suturée, nous pouvons nous passer d’une anesthésie par piqûre pour la remplacer par une crème anesthésique." Le second essai sera développé par le service réanimation "qui cherche à savoir s’il faut ou non mettre à jeun les patients avant une extubation", explique le praticien.

Des patients volontaires et non rémunérés

Les essais ne concernent pas que les médicaments. Ils portent aussi sur les manières de faire. Mais quels que soient les protocoles, le cadre est très strict, précise le Docteur Christelle Jadeau, responsable du centre de recherche clinique au Mans : "on a l’habitude de dire qu’en recherche clinique, tout ce qui n’est pas écrit n’existe pas. Tous les actes pratiqués doivent être écrits, signés, tracés par le médecin investigateur". Les patients, eux, sont tous volontaires. Ils sont contactés par les praticiens eux-mêmes. Ils ne sont pas payés et à tout moment, ils peuvent demander à quitter l’essai clinique. Pendant toute la durée du test - parfois plusieurs années - ces patients restent en contact étroit avec le personnel hospitalier, souligne le Docteur Christophe Callahan : "Le suivi est plus rapproché. Les patients disent souvent qu’ils sont plus 'coocoonés' que s’ils étaient des patients ‘standards’," sourit le médecin.

Au Mans, le risque est minime"

Des questions autour des essais cliniques ont surgi après le décès d’un patient à Rennes, en janvier 2016. L’hôpital breton et l’hôpital manceau ne travaillent pas de la même manière, explique le Docteur Christelle Jadeau : "Le protocole de Rennes s’adressait à des volontaires sains. C’est là toute la différence. Le centre hospitalier du Mans n’a pas les autorisations pour pratiquer ce type d’essai. A Rennes, les personnes étaient rémunérées. Au Mans, les personnes sont des patients, c’est-à-dire des malades", détaille la responsable du centre de recherche clinique. Les médicaments proposés au Mans "ont d’abord été testés chez des volontaires sains. Ici, ce sont les phases deux, trois ou quatre, c’est-à-dire à un moment où on en sait plus. Au Mans, le risque est minime. On ne travaille pas sur le développement de nouvelles molécules", résume Christelle Jadeau. Une quinzaine de services du centre hospitalier sont impliqués dans la recherche. Principalement en cancérologie. Mais aussi en pneumologie, hématologie, dermatologie et rhumatologie.

VIDEO - Découvrir le centre hospitalier du Mans et ses 4.500 salariés

ECOUTER - Les essais cliniques à l'hôpital du Mans