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Santé – Sciences

L'importance du dépistage dans la lutte contre le cancer du sein

vendredi 5 octobre 2018 à 3:12 Par Florence Gotschaux, France Bleu Drôme Ardèche

A l'occasion d'Octobre Rose, l'Institut du Sein, à Guilherand-Granges, en Ardèche, proposait des visites destinées aux professionnels de santé cette semaine, pour qu'ils communiquent un message à leurs patientes : la nécessité de se faire dépister pour mieux lutter contre la maladie.

L'institut du sein, à Guilherand-Granges, rappelle l'importance du dépistage pour lutter contre le cancer.
L'institut du sein, à Guilherand-Granges, rappelle l'importance du dépistage pour lutter contre le cancer. © Radio France - Florence Gotschaux

Guilherand-Granges, France

Installé depuis 2011 à la clinique Pasteur à Guilherand-Granges, à côté de Valence, l'Institut du Sein traite environ le tiers des Drôme-Ardéchoises atteintes de cancers, chaque année (soit plus 300 cancers du sein traités sur les 900 déclarés en Drôme-Ardèche). 

Ce jeudi, une visite était organisée, dédiée aux professionnels de santé, histoire de rappeler, par leur intermédiaire, l'importance du dépistage.

Visite guidée

Et on commence par le début : en radiologie. Entre 50 et 74 ans, les femmes reçoivent une invitation à aller se faire dépister, tous les deux ans... c'est la mammographie : une radio des seins. "L'intérêt du dépistage, c'est de détecter une anomalie que les femmes ne sentent pas encore, ne voient pas encore", explique le Dr Sandrine Pagès, radiologue, spécialisée dans les pathologies du sein, à la clinique Pasteur (Hôpital Privé Drôme Ardèche). "Il s'agit d'anomalies très petites, en général entre 5 et 10 mm".

A la clinique Pasteur de Guilherand-Granges, 20 à 25 mammographies sont pratiquées chaque jour. - Radio France
A la clinique Pasteur de Guilherand-Granges, 20 à 25 mammographies sont pratiquées chaque jour. © Radio France - Florence Gotschaux

Dans ce service, entre 20 et 25 mammographies sont pratiquées chaque jour. En cas d'anomalies détectées, des examens supplémentaires sont faits : échographie, biopsie ou macro-biopsie. La clinique Pasteur est d'ailleurs le seul établissement de Drôme Ardèche à être doté de l'équipement nécessaire pour la macro-biopsie, un prélèvement pratiqué sous mammographie.  

Le Dr Sandrine Pagès lors de la lecture d'une mammographie. - Radio France
Le Dr Sandrine Pagès lors de la lecture d'une mammographie. © Radio France - Florence Gotschaux

Les patientes informées à l'Institut du sein

En cas de cancer, c'est le chirurgien, à l'Institut du sein, (dans la clinique), qui annonce cette nouvelle aux malades, en prenant le temps d'expliquer, car toutes les patientes sont différentes. Les tumeurs, et la façon de les traiter aussi.
Les techniques, en la matière ont fait d'énormes progrès, affirme le Dr Stéphane Lantheaume, chirurgien sénologue. "_Il y a entre 60 et 80% de traitements conservateurs, c'est à dire qu'on traite le sein, sans l'amputer_. Et sur ce chiffre, il y a un peu plus de 80% d'ambulatoire... les patientes quittent la clinique le soir-même".

Les patientes atteintes de cancer sont ensuite reçues par un chirurgien à l'Institut du sein. Ici le Dr Lantheaume. - Radio France
Les patientes atteintes de cancer sont ensuite reçues par un chirurgien à l'Institut du sein. Ici le Dr Lantheaume. © Radio France - Florence Gotschaux

Il y a trois chirurgiens sénologues à l'Institut du sein de Guilherand-Granges (le Dr Lantheaume donc, mais aussi les Dr Sensenbrenner et Barletta). Ils opèrent environ 300 patientes par an.

Toute une équipe pour entourer la malade

Mais les chirurgiens sont loin d'être les seuls à intervenir. Toute une équipe est présente à l'Institut du sein pour accompagner au mieux les patientes atteintes de cancer. Il y a des infirmières, des psychologues, des assistantes sociales, des diététiciennes, etc. Ces personnels interviennent avant l'opération, pendant le traitement (il y a souvent de la chimio ou des rayons) mais aussi après : lors de la rééducation, de la reconstruction mammaire et des visites de contrôle les années suivantes. 

Le dépistage, meilleur rempart au cancer

Ce qui ressort de cette visite de l'Institut du Sein, c'est l'importance du dépistage. Car entre 50 et 75 ans, le cancer du sein concerne une femme sur 8. Mais on en guérit dans 70% des cas. Un taux de guérison qui monte à 80-90% pour les petites tumeurs... celles qui ont été détectées très tôt

Il faut vaincre les réticences. En Drôme Ardèche, seules 55% des femmes ayant reçu une invitation à se faire dépister s'y rendent. C'est trop peu, même si c'est mieux que la moyenne nationale à 49%.