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Dossier : Retour sur 2020 en Savoie et Haute-Savoie

L'infectiologue Olivier Rogeaux, à l'hôpital de Chambéry, a vécu l'année la plus marquante de sa carrière

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Le docteur Olivier Rogeaux, infectiologue à l'hôpital de Chambéry, a vécu l'année la plus marquante de ses 30 ans de carrière. Pour France Bleu Pays de Savoie, il revient sur des mois passés à lutter contre le coronavirus, dans un milieu médical entièrement mobilisé face à l'épidémie.

Le docteur Olivier Rogeaux, infectiologue à l'hôpital de Chambéry
Le docteur Olivier Rogeaux, infectiologue à l'hôpital de Chambéry - Olivier Rogeaux

L'infectiologue Olivier Rogeaux revient sur 2020, avec lucidité et humilité. 60 ans, 30 ans de carrière derrière lui, il accepte de prendre un peu de recul et estime qu'"à l'hôpital de Chambéry en tout cas, on a plutôt bien géré, on n'a pas paniqué", sans "engueulades"

Face au coronavirus, l'année a été difficile. Il fait partie du corps médical que la France a loué pendant l'épidémie, que la population applaudissait aux balcons. L'un de ces héros de l'année ? "Je ne suis pas un héros. C'est ensemble qu'on a réussi à réagir. Si j'étais tout seul à réagir, rien n'aurait bougé".

La crainte d'être débordé

Oui, il a eu peur. Notamment lors de la deuxième vague de l'épidémie, lorsqu'il a vu arriver les entrées en service de réanimation à l'hôpital de Chambéry. "Au début j'ai vraiment eu peur qu'on soit débordé, qu'on ne fasse pas face. Parfois j'ai un peu peur pour moi aussi. Donc oui, j'ai eu peur".

Il y a eu un temps de pause. Cet été, Olivier Rogeaux est même parti en vacances, "mes mails ouverts, mon téléphone ouvert. On a eu quelques semaines un tout petit peu plus tranquilles en juillet - août, où à l'époque le virus circulait beaucoup moins. Dès début septembre, à l'hôpital les cellules de crise ont repris, et elles ne se sont jamais arrêtées en fait". Il estime par ailleurs que pendant l'été, la pression a été peut-être un peu trop relâchée face à l'épidémie. 

Le docteur Olivier Rogeaux, infectiologue à l'hôpital de Chambéry

Sur l'antenne de France Bleu Pays de Savoie, il n'a cessé d'encourager au respect des gestes barrières, même pendant les vacances. Simple à dire, il le sait très bien : "cet été, on était beaucoup dehors... j'ai peut-être relâché un tout petit peu en embrassant mes enfants, parce que ça faisait du bien !"

Il ne s'y attendait pas

Le docteur Olivier Rogeaux est très clair sur ce point : personne ne pouvait prévoir il y a un an l'ampleur de la crise sanitaire, et ses conséquences sur notre quotidien. En revanche, dans la profession, le spectre d'une pandémie existait depuis longtemps.

_"On savait que ça nous tomberait dessus un jour ou l'autre. Mais on se dit : ce ne sera pas pour nous_, ce sera pour les autres" raconte-t-il. Jusque fin février, lui-même est assez serein face à ce virus, "l'épidémie est en Chine, la Chine va confiner . On aura à gérer quelques cas sporadiques, par-ci, par-là" admet-il. Puis très vite, face à l'ampleur croissante de la crise, il a martelé les risques face à la maladie.

Aujourd'hui, il invite les sceptiques et les complotistes à venir avec lui à l'hôpital, voir ce qu'il s'y passe. Tout en restant lucide sur la situation médiatique, et la communication autour de la pandémie. "Le discours scientifique n'a pas toujours été d'une clarté absolue. Des gens ont parlé de différentes voix, et je comprends : de temps en temps, les gens aiment bien suivre celui qui dit l'inverse de ce que la majorité des autres disent. A nous d'être modestes, scientifiques, de dire : la vérité, c'est ça, voilà ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas" raisonne-t-il.

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