Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Retrouvez les résultats définitifs du second tour des Municipales, commune par commune

Tous les résultats
Dossier : Coronavirus Covid-19

Marne : l'inspecteur du travail mis à pied alertait sur le manque de protection des salariés de l'Aradopa

-
Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Anthony Smith, l'inspecteur du travail marnais mis à pied il y a quelques jours, avait engagé une procédure de référé à l'encontre d'une structure d'aide à domicile rémoise, l'Aradopa. Les salariés de l'association dénoncent le manque de moyens de protection depuis le début du confinement.

L'Aradopa est une association d'aide à domicile dans l'agglomération rémoise
L'Aradopa est une association d'aide à domicile dans l'agglomération rémoise © Radio France - Google Street View

Anthony Smith a été mis à pied par le ministère du travail, sur une demande de sa direction il y a quelques jours. Cet inspecteur du travail marnais avait notamment adressé "des lettres de rappel de la réglementation aux entreprises de son secteur" selon la CGT. Parmi elles,  l'Aradopa. Cette association d'aide à domicile emploie 300 salariés habituellement. Ils sont 150 sur le terrain en cette période de confinement. 

Les salariées ont peur - Sylvie Szeferowicz

L'objet de la procédure engagée par Anthony Smith portait sur le manque de matériel de protection des salariés. Selon le syndicat Force ouvrière, une partie du personnel se mobilise depuis le début du confinement : "Il manque des masques, des surblouses, des charlottes, développe Sylvie Szeferowicz, secrétaire général FO dans la Marne. Elles doivent trouver des solutions elles-mêmes, vu que rien ne bouge. Elles se sentent abandonnées."

Aujourd'hui, le gel hydroalcoolique et les gants sont arrivés à l'Aradopa selon Force Ouvrière. Mais ce n'est pas suffisant pour rassurer les salariés : "Les responsables des secteurs de l'Aradopa ont remonté à leur direction les souffrances des aides à domicile. Clairement, les salariées ont peur pour elles et pour les familles." 

Un droit d'alerte a été lancé vendredi 10 avril. La direction de l'association n'a pas souhaité répondre à nos questions. 

Une mise à pied incompréhensible pour les soutiens d'Anthony Smith

Le Ministère du travail a, dès jeudi soir, justifié la suspension à titre conservatoire d'Anthony Smith : "Cette décision, justifiée par l’intérêt du service, intervient à la suite de plusieurs _faits considérés comme fautifs_. L’agent concerné a méconnu de manière délibérée, grave et répétée les instructions de l’autorité centrale du système d’inspection du travail concernant l’action de l’inspection durant l’épidémie de Covid-19."

Pour le Ministère, l'inspecteur du travail marnais a dépassé le cadre de sa fonction : "Cet agent a par exemple enjoint aux employeurs des conditions de maintien d’activité non conformes aux prescriptions des autorités sanitaires. Il est intervenu hors de sa compétente territoriale [...]"

L'ex-candidat aux élections municipales de Châlons-en-Champagne Gérard Berthiot, qui avait placé Anthony Smith à la troisième place de sa liste, ne comprend pas cette décision : "Lorsque les salariés vont au domicile des gens, il faut des protections. Lui a fait des rappels et des courriers sur l'ensemble de ces protections nécessaires. Et on lui reproche cela. C'est surréaliste en cette période de pandémie. Il fait son métier, celui de contrôler." 

La procédure concernant Anthony Smith est en cours. "Aujourd'hui il est choqué mais mobilisé. Il n'a rien enfreint des compétences que la loi lui donne en tant qu'inspecteur du travail", ajoute Gérard Berthiot. Les syndicats CGT, SUD, FSU et CNT de l'Inspection du travail vont saisir l'Organisation internationale du travail sur ce sujet. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu