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Santé – Sciences

L'Institut de cancérologie Lucien-Neuwirth surveillé par l'Autorité de sûreté nucléaire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

L'Autorité de sûreté nucléaire a mené une nouvelle inspection de l'ICLN début juillet. Elle s'interroge sur un certain nombre de pratiques. Avec pour objectif la sécurité des patients.

L'institut de cancérologie L.Neuwirth
L'institut de cancérologie L.Neuwirth © Maxppp -

Saint-Priest-en-Jarez, France

L'Autorité de sûreté nucléaire épingle d'Institut de cancérologie de la Loire Lucien-Neuwirth. Dans un courrier en date du 30 juillet, l'ASN s'interroge sur un certain nombre de pratiques constatées lors de son inspection des 9 et 10 juillet.  Elle souligne notamment la "situation de grande fragilité de l'unité de physique médicale". Sur 8 physiciens en poste normalement à l'ICLN seuls deux étaient présents à certaines périodes cet été. Alors que le seuil minimum était fixé à trois. Pour l'ASN, "cette situation, très fragile, augmente les risques d’erreur et s’avère donc préoccupante".

"Nous nous sommes retrouvés dans une situation en-dessous des effectifs minimums en termes de physiciens et de dosimétristes, détaille Caroline Coutout, la chef de la division de Lyon de l’Autorité de sûreté nucléaire. Donc nous avons demandé les plannings, de façon à vérifier que la qualité des soins serait respectée pour les patients. Par ailleurs, il est envisagé de mettre en place une solution à distance de dosimétrie. Nous avons demandé que l'ICLN nous confirme bien que toute l'analyse des risques était réalisée et que par ailleurs les processus de validation des doses étaient aussi respectés en vue d'assurer un traitement optimal des patients".

Le directeur de l'ICLN est en train de rédiger les courriers pour expliquer ces situations à l'ASN. Eric-Alban Giroux reconnaît par exemple, qu'il a manqué de physiciens cet été, mais que c'était conjoncturel selon lui "Nous avons été en situation de tension sur le groupe de physiciens médicaux pendant quelques jours en juillet-août. Mais sur le risque d'erreurs, ou sur la dégradation pour les soins, puisque c'est ça qui m'importe, là-dessus je peux bien sûr vous rassurer. On est en situation dégradée, on a reconcentré le travail de nos physiciens uniquement sur leurs prestations à visée patient pour les décharger de toutes les autres activités qu'ils peuvent faire et notamment les activités de conseils auprès des autres corps professionnels. On a réussi a passer cette étape-là qui a été une étape un peu tendue et un peu dure. Aujourd'hui les gens sont rentrés bronzés, ça va bien mieux et on est reparti comme avant". 

L'ICLN fait l'objet d'un suivi rapproché de la part de l'ASN depuis 2017. Des conflits et des problèmes de communication ont été relevés au sein du service de radiothérapie. Situation qui peut engendrer une désorganisation du travail et des sous-effectifs avec des conséquences sur les patients. Alors pour Caroline Coutout "il est sur et certain que quelques soient les réponses aussi bonnes soient-elles de la part du site, nous continuerons un suivi rapproché de manière à s'assurer que les engagements sont pris, tenus et se poursuivent dans le temps". 

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