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Santé – Sciences

Hausse des intoxications aux stupéfiants chez l'enfant

mercredi 27 juin 2018 à 19:05 Par Sébastien Garnier, France Bleu Hérault

Depuis plusieurs années, on observe une augmentation des cas d'intoxications accidentelles au cannabis chez les enfants de moins de deux ans. Le nombre de cas s'avère particulièrement important dans le sud de la France, notamment durant l'été.

Un joint dans une trousse à crayons de couleurs
Un joint dans une trousse à crayons de couleurs © Maxppp -

Montpellier, France

Le CHU de Montpellier organisait ce mercredi une journée sur la toxicologie d'urgence à destination des médecins, pharmaciens, infirmiers, sapeurs pompiers et tous les professionnels de santé intéressés par le sujet. L''occasion de mettre l'accent sur un phénomène méconnu : depuis plusieurs années, on observeune augmentation des cas d'intoxications au cannabis chez les enfants de moins de 2 ans qui l'avalent accidentellement.

"Le cannabis est la deuxième drogue consommée après l'alcool et il arrive de plus en plus que des parents laissent traîner chez eux des boulettes de shit ou de l'herbe que leur enfant va saisir et mettre à la bouche", constate le docteur Emmanuel Margueritte du département de médecine légale à Montpellier.

Le docteur Emmanuel Margueritte du chu de Montpellier

Pas de décès constaté à ce jour, mais des conséquences graves

Ces ingestions peuvent provoquer un coma, des troubles respiratoires et des convulsions conduisant dans certains cas à une hospitalisation en réanimation. Ces intoxications, souvent méconnues des parents, sont à l'origine d'une admission retardée aux urgences.

"Le plus souvent les parents disent qu'ils n'ont pas vu l'enfant mettre quelque chose à la bouche, mais qu'il a un comportement anormal : il a des troubles de la marche, il chute, et au bout d'un certains temps, ils vont le conduire aux urgences en ayant perdu beaucoup de temps", déplore Barbara Lormeau, interne en pédiatrie au chu de Montpellier.

Barbara Lormeau interne en pédiatrie au chu de Montpellier

Le nombre de cas s'avère particulièrement important dans le sud de la France et des pics de notifications sont constatés pendant les périodes festives, notamment en fin d'année et durant l'été.