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Santé – Sciences

L'une des premières maisons de naissance en France ouvre ce 1er juin en Isère

mardi 31 mai 2016 à 20:26 Par Céline Loizeau, France Bleu Isère

Accoucher sans passer par la case clinique ou hôpital, c'est ce que souhaitent certaines futures mamans. En fin d'année dernière, des autorisations étaient accordées pour neuf projets de maisons de naissance, dont une à Bourgoin-Jallieu. Elle ouvre ce 1er juin 2016.

Un nourisson (image d'illustration)
Un nourisson (image d'illustration) © Fotolia - Herrndorff

Bourgoin-Jallieu, France

Permettre aux femmes d'accoucher sans hospitalisation, c'est le principe des maisons de naissance, qui existent depuis des années au Québec, en Allemagne ou bien encore aux Pays-Bas. En fin d'année dernière, la France a autorisé neuf expérimentations sur tout le pays. L'une d'elle démarre ce 1er juin à Bourgoin-Jallieu. Cette maison est gérée par l'association "Premières heures au monde" qui rassemble 8 sages-femmes libérales basées en Nord-Isère, mais aussi dans le Rhône et dans l'agglomération grenobloise.

Accoucher autrement

Les futures mamans suivies par ces sages-femmes souhaitent accoucher de manière physiologique, de manière naturelle, sans recours à des interventions médicales ou à des injections pour diminuer la douleur comme la péridurale. Certaines veulent aussi être libres de leurs mouvements pendant le travail, or ce n'est pas toujours possible en milieu traditionnel. Caroline, qui va donner naissance à son premier enfant dans quelques jours, voulait éviter les appareils médicaux qui peuvent être "angoissants" selon elle.

"Des structures qui ont fait leurs preuves à l'étranger" selon l'une des sages-femmes

Là, l'univers du foyer est reconstitué avec un salon-cuisine, des chambres avec du mobilier de maison et non d'établissements de santé. Il y a peu d'appareils médicaux mais les sages-femmes ont du matériel si besoin. Et en cas de complications, elles ont accès rapidement à un bloc de la maternité (en moins de quatre minutes) car leurs locaux sont au rez-de-chaussée de l'hôpital Pierre-Oudot. Il s'agit là d'une exigence de la Haute autorité de santé.

Face aux réserves de certains professionnels de la grossesse, Aurélie Knaps, l'une des 8 sages-femmes, précise que "ces structures ont largement fait leurs preuves à l'étranger et ces exemples montrent qu'il n'y a pas plus de risques lorsqu'une sélection rigoureuse des patientes est effectuée". Seules les femmes ayant une grossesse dite à "bas risque" peuvent bénéficier de ce type de prise en charge. Ainsi, les grossesses multiples ou les femmes ayant eu une césarienne lors d'une précédente grossesse sont écartées.

Ce qui rassure aussi Caroline, future maman, c'est qu'elle sera suivie du début à la fin par la même sage-femme. Ce qui n'est pas possible en milieu hospitalier pour des questions d'organisation. Là, un duo de sages-femmes suit la maman et elles s'engagent à être disponibles 7 jours sur 7 le dernier mois de la grossesse. Avoir, lors de ce moment important, quelqu'un avec qui une relation de confiance s'est établie est un vrai plus selon Caroline. Aux côtés de ce "visage connu", une deuxième sage-femme est là pour épauler sa collègue si le transfert vers le bloc s'avérait nécessaire.

Naissance (image d'illustration) - Fotolia
Naissance (image d'illustration) © Fotolia - ZoomTeam

Une expérimentation pendant cinq ans

Mais ce suivi personnalisé et cette disponibilité des sages-femmes engendrent pour l'instant un surcoût pour les familles. L'accouchement est plus cher de plusieurs centaines d'euros pour elles car elles paient l'astreinte des sages-femmes. "Dommage" pour Mathilde Revolon, une des 8 professionnelles de cette structure, qui rappelle que dans le même temps des économies sont réalisées car il n'y a pas de séjour à l'hôpital ou en clinique.

Parmi les 9 projets qui bénéficient d'une autorisation, il y en a un 2e en Isère.  Il est porté par l'association "La maison" à Grenoble.  L'expérimentation doit durer au total 5 ans, mais un premier bilan sera fait deux ans après le lancement de chaque projet. En juin, 5 accouchements sont prévus à la maison de naissance de Bourgoin-Jallieu; 4 en juillet et 6 en août. Pour bénéficier de cette offre, certaines familles viennent de loin : de l'Ardèche et du Doubs, par exemple. Ces familles résideront quelques temps à Bourgoin-Jallieu, à l'approche du terme, pour être sur site rapidement.

La maison de naissance de Bourgoin-Jallieu est inaugurée le 10 juin à partir de 17h avec notamment une pièce de théâtre suivie d'un échange.

Visite et précisions sur la maison de naissance de Bourgoin-Jallieu