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Dossier : Coronavirus Covid-19

L'Union européenne adopte un mécanisme pour contrôler l'exportation des vaccins contre le coronavirus

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Par , France Bleu

L'Union européenne adopte un mécanisme pour contrôler l'exportation hors de ses frontières des vaccins contre le coronavirus qui y sont produits, vendredi 29 janvier. Alors que la zone fait face à des retards de livraisons, elle veut s'assurer d'empêcher la sortie de doses destinées aux Européens.

Début des vaccins contre le coronavirus à l'hôpital de Niort (Deux-Sèvres), le 7 janvier 2021.
Début des vaccins contre le coronavirus à l'hôpital de Niort (Deux-Sèvres), le 7 janvier 2021. © Radio France - Noémie Guillotin

Face à la colère des élus locaux et nationaux en raison des retards de livraisons de vaccins contre le coronavirus, l'Union européenne veut montrer qu'elle veille au grain. AstraZeneca, Pfizer/BioNTech et Moderna ont annoncé un ralentissement de la production et résultat, la France, comme d'autres pays européens, peine à tenir ses objectifs en matière de vaccination. De nombreux rendez-vous ont été reportés et des centres de vaccination ferment. 

La Commission européenne était donc sous pression. Elle a adopté une réglementation soumettant les vaccins contre le coronavirus à "une autorisation d'exportation", ce vendredi 29 janvier.

Ce nouveau mécanisme doit permettre à l'Union européenne de contrôler les exportations hors de ses frontières des vaccins contre le Covid-19 qui y sont produits et empêcher la sortie de doses destinées aux Européens, a annoncé le commissaire européen au Commerce Valdis Dombrovskis. L'objectif est "d'avoir des informations exactes sur la production de vaccins et (savoir) où les entreprises veulent les envoyer", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.

Avoir un œil sur les exportations

Le dispositif - qui avait été présentée ces derniers jours par l'exécutif européen - doit être publié dès ce vendredi au journal officiel de l'UE pour entrer en vigueur samedi

En pratique, il incombera aux Etats membres d'exercer ce contrôle et de délivrer les autorisations à l'export, sur la base des "recommandations" non contraignantes émises par la Commission, en se prononçant "en l'espace de quelques heures", selon un responsable européen.

Par ailleurs, "une disposition de la réglementation (...) contribuera à obtenir des informations sur les exportations, leurs destinations et volumes, pour une période couvrant les trois mois précédant l'entrée en vigueur : cela permettra d'éclairer les mouvements des dernières semaines", a observé Valdis Dombrovskis.

L'UE n'est pas convaincue par les arguments d'AstraZeneca, qui a annoncé réduire drastiquement ses livraisons de vaccins aux Vingt-Sept en raison d'un problème de "rendement" sur un site de production européen. Bruxelles a rappelé que le contrat signé supposait une production sur quatre usines, et donc que des difficultés sur le seul site belge incriminé ne pouvait expliquer l'ampleur des retards, de quoi alimenter la suspicion d'acheminements hors de l'UE.

Une mesure vivement critiquée

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a réprouvé l'initiative de l'UE, y voyant "une tendance très alarmante". "C'est toujours un sujet d'inquiétude de voir (...) restreindre l'exportation de ce qu'on peut considérer comme un bien public mondial", a indiqué devant la presse Mariângela Simão, sous-directrice générale de l'organisation, chargée de l'accès aux médicaments. "C'est particulièrement préoccupant car les chaînes de production sont diversifiées et fragmentées", avec des composants "venant du monde entier". Les contrôles européens peuvent "saper les efforts planétaires pour assurer un accès équitable" aux vaccins, a-t-elle regretté.

La Chambre de commerce internationale a dit redouter "des mesures de représailles par des pays tiers, au risque de déstabiliser rapidement des chaînes de production essentielles", selon une lettre envoyée jeudi à l'exécutif européen et consultée par l'AFP. 

Protéger nos accords de précommande de vaccins.

Bruxelles s'est voulu rassurant : "Il ne s'agit pas d'une interdiction des exportations ! La plupart seront autorisées sans encombres" et les entreprises recevront une réponse "en 48 heures", a plaidé un responsable européen. Il a précisé que le dispositif prévoit des exceptions pour les acheminements humanitaires vers les pays à bas revenus, ainsi que pour les pays situés dans le voisinage de l'UE - Suisse, Balkans occidentaux... mais pas le Royaume-Uni. "Il ne s'agit pas de se défendre contre quiconque", ces contrôles entendent "protéger nos accords de précommandes (...) garantissant notre accès à des doses" et imposer "la transparence", a insisté la commissaire à la Santé Stella Kyriakides.

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