Santé – Sciences

L'université de Limoges décroche 4 millions d'euros pour un projet de recherche sur le cancer

Par Nathalie Col, France Bleu Limousin et France Bleu mardi 24 janvier 2017 à 16:35

Recherches sur le cancer (photo d'illustration)
Recherches sur le cancer (photo d'illustration) © AFP - Jonathan Pow / Cultura Creative

L'université de Limoges vient de décrocher des financements de l'Union Européenne pour deux gros projets de recherche. Elle obtient notamment quatre millions d'euros pour un projet destiné à traquer et neutraliser les cellules souches cancéreuses à l'origine de la récidive de certains cancers.

L'université de Limoges entre dans la cour des grands en obtenant des financements européens pour deux projets d'envergure qu'elle coordonne. Le premier projet, baptisé SUMCASTEC, va recevoir quatre millions d'euros de l'Union Européenne pour pister les cellules cancéreuses et éviter les récidives. Quant au projet "Amitié", il est doté de 900.000 euros pour développer un réseau d'échange et de transfert de technologies autour de l'impression 3D appliquée aux céramiques. C'est un joli coup double pour l'Université de Limoges jusque là cataloguée comme une université de province et de proximité et qui veut désormais peser sur la scène internationale.

Des recherches qui pourraient révolutionner le traitement du cancer

Le but du projet SUMCASTEC est de traquer et de neutraliser un type particulier de cellules cancéreuses, celles qui sont responsables des récidives de certains cancers. "Ce sont des cellules cachées au sein des tumeurs, pas faciles à trouver et sur lesquelles les traitements existants ne sont pas efficaces" explique Arnaud Pothier, coordinateur du projet. L'institut de recherche XLIM auquel il appartient et le laboratoire Homéostasie cellulaire et pathologies de l'université de Limoges ont donc imaginé une nouvelle façon de les débusquer : avec des ondes électromagnétiques.

Une application envisageable sur l'homme d'ici 10 à 15 ans, si ça marche

Les chercheurs vont donc développer des petites puces bourrées de capteurs électroniques capables de cibler spécifiquement les cellules recherchées. Pour ça, il faut à la fois des spécialistes en biologie, en ingénierie et en technologie qui vont travailler sur le projet durant 42 mois. La plus grande partie des expérimentations se fera à Limoges mais l'université de Limoges associe également des chercheurs anglais, allemands et italiens à son projet. Une entreprise anglaise est aussi dans le coup, dans l'espoir de commercialiser un jour cette solution pour réduire les risques de récidives de cancer. Au mieux ce sera dans 10 à 15 ans.