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Santé – Sciences

L'urine de Thomas Pesquet analysée à Strasbourg

Audrey Bergouignan, chercheuse à Strasbourg, a analysé l'urine de l'astronaute français Thomas Pesquet. L'objectif : évaluer ses dépenses énergétiques dans l'espace et comprendre les effets de l'inactivité physique sur la santé.

Thomas Pesquet à bord de la Station Spatiale Internationale, le 22 novembre 2016.
Thomas Pesquet à bord de la Station Spatiale Internationale, le 22 novembre 2016. © Maxppp - Esa

Strasbourg, France

Lors de son séjour de six mois à bord de la station spatiale internationale fin 2016-début 2017, l'astronaute français Thomas Pesquet a fait l'objet de dizaines d'expériences. L'une d'elles consistait à analyser son urine. Et c'est Audrey Bergouignan, chercheuse à l'institut pluridisciplinaire Hubert Curien au CNRS à Strasbourg qui a mené l'étude avec son équipe.

Les échantillons d'urine de Thomas Pesquet, après filtration. - Radio France
Les échantillons d'urine de Thomas Pesquet, après filtration. © Radio France - Wyloën Munhoz-Boillot

Comprendre les effets de l'inactivité physique sur la santé

Cette étude a permis non seulement d'évaluer les dépenses énergétiques nécessaires aux astronautes mais aussi de comprendre les effets de l'inactivité physique sur la santé. "Les astronautes ne sont pas soumis à la gravité. _Donc ils ne sollicitent pas leurs muscles et sont donc inactifs_, comme une part croissante de la population sur Terre", explique Audrey Bergouignan.

On vieillit plus vite quand on est inactif

Au cours de cette étude, la chercheuse et son équipe ont observé "une atrophie musculaire, une perte osseuse, des problèmes cardio-vasculaires. On vieillit aussi plus vite quand on est inactif. Les artères des astronautes par exemple vont prendre une vingtaine d'années au cours d'une mission dans l'espace".

Audrey Bergouignan, chercheuse à l'institut pluridisciplinaire Hubert Curien au CNRS à Strasbourg, devant les machines qui ont servi à l'analyse des échantillons d'urine de Thomas Pesquet. - Radio France
Audrey Bergouignan, chercheuse à l'institut pluridisciplinaire Hubert Curien au CNRS à Strasbourg, devant les machines qui ont servi à l'analyse des échantillons d'urine de Thomas Pesquet. © Radio France - Wyloën Munhoz-Boillot

Faire des réunions debout

Avec toutes ces observations, les scientifiques espèrent faire changer les directives  de santé publique, mais aussi de santé au travail. "Ce qu'on voudrait c'est que les employés ne soit pas assis 8 heures par jour. Et par exemple, faire des réunions debout ou en marchant et promouvoir l'accès à l'activité physique au travail". 

Audrey Bergouignan rappelle que l'inactivité physique est la quatrième cause de mortalité au monde.

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