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Dossier : Coronavirus Covid-19

La Chapelle-Saint-Mesmin : comment le centre du Coteau a aidé des malades Covid après la réanimation ?

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Par , France Bleu Orléans, France Bleu

Depuis le mois de mai, le centre de réadaptation fonctionnelle et d'appareillage de La Chapelle-Saint-Mesmin a accueilli 15 patients Covid, tout juste sortis de réanimation. L'établissement a créé sa propre unité pour des malades en grande difficulté, très fatigués et très anxieux.

Entrée de l'établissement du Coteau à la Chapelle Saint Mesmin
Entrée de l'établissement du Coteau à la Chapelle Saint Mesmin © Radio France - Patricia Pourrez

Ils ont été un "maillon indispensable" dans la guérison de nombreux malades du coronavirus : les centres de rééducation. A La Chapelle-Saint-Mesmin, le centre de réadaptation fonctionnelle et d'appareillage, le Coteau, a accueilli 15 malades passés auparavant en réanimation au CHRO. "Tout s'est fait très vite" explique Tewfik Guettouche,  le directeur de l'établissement, qui dépend du groupe Ugécam,  "On a eu quelques réunions de crise avec les autorités sanitaires et quand on a vu qu'il y aurait des besoins pour aider ces gens à retrouver leurs capacités motrices et cognitives après la réa, on a tout organisé en conséquence"

Une unité spéciale Covid 

Le centre de réadaptation de la Chapelle a ainsi créé sa propre unité Covid, au 2e étage de l'établissement. "Au début de l'année 2019, on avait connu un drame au Coteau avec la mort de 2 salariés atteints de la grippe, rappelle Laurence Trompat, la cadre de santé. On avait donc déjà mis en place à l'époque des procédures sanitaires très strictes pour éviter les contaminations. Et là, avec le Covid, il y avait des points communs sur l'isolement, l'aménagement des lieux, on savait faire". Au total, 12 salariés ont été affectés jour et nuit à cette unité. 

" Je n'avais jamais vu des patients aussi anxieux"

Une partie de l'équipe qui a travaillé dans l'unité Covid
Une partie de l'équipe qui a travaillé dans l'unité Covid - DR

Sur les 15 patients accueillis à la Chapelle après leur passage en réanimation, le plus jeune avait 21 ans et la plus âgée 80 ans. Tous avaient passé entre trois et huit semaines en réanimation. "C'est un temps très long", reconnait le docteur Hélène Michau, "souvent, ils arrivaient très fatigués, sans pouvoir marcher et souvent aussi, ils racontaient des choses qui n'avaient pas existé, comme des expériences pendant leur coma". 

Conséquence de cette situation, ces patients étaient tous très inquiets pour la suite : "Je n'avais jamais vu des patients aussi anxieux", confie Valérie, infirmière qui a travaillé dans l'unité. "D'abord, parce qu'ils ne comprenaient pas ce qu'ils avaient vécu et ils angoissaient aussi beaucoup d'être de nouveau contaminés ou de contaminer leurs familles en rentrant."

Une autre approche des soins 

Face à ces patients, fatigués et anxieux, les praticiens ont dû aussi adapter leur manière de travailler. "C'est vrai que ça a changé ma façon voir les choses" confie Léa Frigo, masseur- kinésithérapeute dans le centre. "Quand vous avez un jeune homme d'une vingtaine d'années qui n'arrive plus à marcher alors qu'il faisait avant de la boxe et de la musculation. Humainement, c'est dur pour lui et pour nous. Du coup, on a travaillé un peu plus l'approche psychologique et maintenant avec mes autres patients, j'y fais plus attention.

Aujourd'hui, le centre de réadaptation du Coteau suit encore un malade Covid. Il s'agit d'un patient qui vient en hôpital de jour faire ses exercices de rééducation. Tous les autres ont pu rentrer chez eux et sont désormais suivis par leurs médecins traitants. 

"Pas d'angoisse particulière sur une éventuelle 2e vague"

Aujourd'hui, l'unité Covid de l'établissement de la Chapelle est fermée. "On a rendu les lits et le matériel qui étaient en location ou en prêt. Mais, on garde l'espace disponible s'il y a de nouveaux besoins" explique le directeur, Tewfik Guettouche. L'idée, c'est bien sûr d'être prêt en cas d'une 2e vague de l'épidémie en France. "On n'y pense pas trop" reconnait Léa Frigo, kinésithérapeute, "Mais, de toute façon, on n'a pas d'angoisse particulière sur une 2e vague. Tout s'est bien passé la première fois. On avait le matériel, les protections, une direction à l'écoute. Il n'y a pas de raison que ce soit différent". 

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