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Santé – Sciences

La Chapelle St-Mesmin : deux salariés d'un établissement de soins probablement décédés de la grippe

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Par , , France Bleu Orléans

L'établissement de soins Le Coteau à la Chapelle-Saint-Mesmin est actuellement confronté à une épidémie de grippe. Trois résidents âgés sont décédés depuis le début du mois, mais l'ARS a été saisie ce jeudi soir suite à la mort, en plus, de deux salariés.

PHOTO D'ILLUSTRATION -   Deux salariés d'un établissement de soins de la Chapelle-Saint-Mesmin sont morts, probablement de la grippe.
PHOTO D'ILLUSTRATION - Deux salariés d'un établissement de soins de la Chapelle-Saint-Mesmin sont morts, probablement de la grippe. © Maxppp - Jean-François FREY

La Chapelle-Saint-Mesmin, France

L'Agence Régionale de Santé a été saisie ce jeudi soir après le décès de deux salariés d'un établissement de soins, le Coteau à la Chapelle-Saint-Mesmin. Ils sont probablement mortes de la grippe alors qu'ils étaient en arrêt maladie depuis plusieurs jours pour un "syndrome grippal".

Le Coteau, géré par le groupe Ugecam Centre regroupe un centre de réadaptation et de convalescence et un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Il est confronté à une épidémie de grippe dans un contexte national d'offensive du virus. Toutes les régions à l'exception de la Normandie ont dépassé le seuil épidémique. "Les virus de type A étaient très majoritaires dans les cas graves détectés" précise l'Agence Régionale de Santé dans un communiqué.

Des mesures barrières pour stopper la progression de l'épidémie

Depuis le début du mois de janvier, trois résidents sont décédés, mais s'agissant de patients âgés, un lien direct avec l'épidémie n'avait pas pu être formellement établi. C'est depuis ce jeudi 24 janvier que l’inquiétude grandit puisque deux salariés de l'établissement sont décédés à leur domicile. 

Nous déplorons des cas graves et des décès sans qu'on en connaisse exactement l'origine

Des investigations sont encore en cours pour déterminer les causes exactes de ces deux décès. "Les causes ne sont pas formellement établies" précise Edwige Rivoire, la directrice générale du groupe Ugecam Centre, le gestionnaire des deux établissements. "Mais des mesures adaptées à la situation ont d'ores et déjà été prises, en complète coordination avec l'autorité régionale de santé, afin de mettre en sécurité les patients et le personnel. Nos pensées vont aux familles et au personnel, évidemment sous le choc"

Des mesures pour limiter la propagation de l'épidémie

Au total, 280 personnes, soignants et patients sont placés sous traitement. Des résidents du centre de réadaptation ont pu rentrer chez eux pour le week-end, mais uniquement après avoir été placés sous traitement. Même chose pour le personnel, les équipes de nuit et de jour se relaient et "personne ne sort sans qu'on ait vérifié que le traitement était en place" précise l'Agence Régionale de Santé, en alerte depuis ce jeudi. Des "mesures barrières" destinées à stopper la progression de l'épidémie sont également mises en place : distribution de masques, hygiène renforcée, limitation des contacts. "Les virus de la grippe se transmettent de personne à personne par les sécrétions respiratoires à l'occasion de toux ou d'éternuement" indique le communiqué de l'ARS.

L'ARS rappelle l'importance de la vaccination face à l'épidémie

L'ARS qui rappelle que dans les collectivités, la vaccination est utile pour se prémunir de la grippe, "pour se protéger soi-même et pour protéger les résidents, dans ce genre d'établissement" expliqueFrançoise Dumay, la directrice de la Santé publique de l'ARS Centre Val de Loire. Selon nos informations, pour l'un des salariés il n'y avait pas trace d'une vaccination, pour l'autre cela n'a pas pu être établi. Cette épidémie de grippe est-elle particulièrement virulente ? "On ne peut pas le dire aujourd'hui" répond Françoise Dumay. "Mais dans les collectivités elle se développe d'autant plus facilement que le taux de vaccination n'est pas suffisant"