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Dossier : Coronavirus Covid-19

La Charente-Maritime se lance dans la détection du coronavirus dans les eaux usées

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Par , France Bleu La Rochelle, France Bleu

La surveillance des eaux usées permettrait de prédire un rebond de l'épidémie de Covid-19. C'est ce que laissent espérer plusieurs études internationales. En Charente-Maritime plusieurs collectivités se lancent dans les analyses. Ce sera le cas à La Rochelle dès cette semaine.

A la station d'épuration de Port-Neuf, comme à Chatelaillon, les prélèvements débutent jeudi. Il y en aura deux par semaine, financés en partie par l'agence de l'eau.
A la station d'épuration de Port-Neuf, comme à Chatelaillon, les prélèvements débutent jeudi. Il y en aura deux par semaine, financés en partie par l'agence de l'eau. © Radio France - Julien Fleury

Et si la surveillance des eaux usées permettait de prédire un rebond de l'épidémie de Covid-19 ? C'est la piste encourageante explorée par plusieurs études internationales, qui ont repéré des traces du Covid dans les eaux usées via les déjections humaines, et même une possible corrélation entre la quantité de virus et l'évolution de l'épidémie.

Voilà qui a conduit l'Académie de médecine à demander il y a quelques jours le déploiement d'un réseau national de surveillance des stations d'épuration. Ce réseau, baptisé Obépine, existe déjà. Et la région Nouvelle-Aquitaine incite les communes de sa façade littorale, à se lancer dans les analyses dès cet été. "Je ne voudrais pas être oiseau de mauvais augure, et prédire le rebond épidémique que certains annoncent, sourit Henri Sabarot, élu régional spécialiste des questions de l'eau. Mais ce serait bien de pouvoir s'y préparer légèrement en avance."

Station d'épuration de Port-Neuf. L'équipement traite les eaux usées de 120.000 personnes. Si des traces de Covid sont détectées, l'information ne sera pas précise pour un quartier donné.
Station d'épuration de Port-Neuf. L'équipement traite les eaux usées de 120.000 personnes. Si des traces de Covid sont détectées, l'information ne sera pas précise pour un quartier donné. © Radio France - Julien Fleury

Premiers prélèvements jeudi à La Rochelle et Chatelaillon

En Charente-Maritime, Royan, les îles de Ré et d'Oléron ainsi que La Rochelle sont sur les rangs. A La Rochelle, les prélèvements vont débuter dès la semaine qui vient. Le service assainissement de l'agglo rochelaise était dans les starting-blocks depuis des semaines, bloqué par un problème financier : qui paye pour ces analyses ? Sachant qu'il en faut deux par semaine et par station d'épuration, et que chaque prélèvement coûte entre 210 et 250 euros.

La semaine dernière, l'agence de l'eau Adour-Garonne a débloqué la situation en acceptant de payer la moitié de la facture, le reste étant à la charge des collectivités. Un engagement sur trois mois. Résultat : dès jeudi, des premiers prélèvements seront réalisés dans l'agglo rochelaise, sur les stations de Port-Neuf et Chatelaillon. "L'objectif, c'est de voir déjà si on trouve du virus, précise Philippe Cailbault, directeur du service assainissement de la Cda rochelaise. Et dans le cas où on en trouve, l'évolution dynamique sur la durée." En clair vérifier si on est sur une pente ascendante ou descendante.

Pour tester ses eaux usées, la Cda de La Rochelle n'attendait qu'un coup de pouce financier. La région Nouvelle-Aquitaine incite toutes les communes littorales à se lancer dans les analyses..
Pour tester ses eaux usées, la Cda de La Rochelle n'attendait qu'un coup de pouce financier. La région Nouvelle-Aquitaine incite toutes les communes littorales à se lancer dans les analyses.. © Radio France - Julien Fleury

Qualyse, seul laboratoire capable d'analyser les prélèvements

Les échantillons seront tous envoyés au laboratoire départemental Qualyse, le seul à ce jour en Nouvelle-Aquitaine, capable de traiter ces prélèvements. La Région votera cette semaine une subvention de 200.000 euros pour aider d'autres labos régionaux à se lancer à leur tour, en achetant notamment des centrifugeuses.

Selon les études, le virus qu'on retrouve dans les stations d'épuration n'est pas actif, mais présent à l'état de trace génétique. Et surtout, ces traces seraient détectables avant même que les premiers symptômes n'apparaissent dans la population. "C'est encore expérimental mais globalement, ça donne une indication sur sept jours par anticipation", décrypte Eric Morival, directeur de l'ARS (agence régionale de santé) en Charente-Maritime.

Rumeurs de clusters

Si une flambée venait à être détectée, les autorités de santé pourraient lancer des dépistages ciblés sur les communes concernées. Sujet particulièrement sensible dans les secteurs touristiques, où la population a grimpé en flèche depuis une semaine, et avec elle le risque de de contamination. Ce qui a alimenté les rumeurs sur des clusters imaginaires. Aux dernières nouvelles en Charente-Maritime, seul un ou deux cas positifs sont détectés chaque jour.

Le Covid-19 est présent dans les selles humaines, avant même l'apparition des symptômes. D'où l'idée de surveiller les stations d'épuration, pour prédire un éventuel rebond de l'épidémie.
Le Covid-19 est présent dans les selles humaines, avant même l'apparition des symptômes. D'où l'idée de surveiller les stations d'épuration, pour prédire un éventuel rebond de l'épidémie. © Radio France - Julien Fleury
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