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Santé – Sciences

La chirurgie ambulatoire au CHU de Poitiers

lundi 30 octobre 2017 à 9:04 Par Baudouin Calenge, France Bleu Poitou

Le projet de budget 2018 de la sécurité sociale est en cours d'examen à l'assemblée nationale. Parmi les objectifs du gouvernement, développer la chirurgie ambulatoire. La ministre de la santé veut qu'elle représente 70% des actes chirurgicaux en 2022 contre 50% aujourd'hui.

Le professeur Bertrand Debaene, président de la commission médicale du CHU de Poitiers
Le professeur Bertrand Debaene, président de la commission médicale du CHU de Poitiers - CHU de Poitiers

Poitiers, France

Au CHU de Poitiers, la part de la chirurgie ambulatoire est équivalente à la moyenne constatée au niveau national. La moitié des 26 000 interventions chirurgicales pratiquées au CHU sont faites en ambulatoire. Le patient arrive le matin mème de son opération et repart en fin de journée. Cette volonté de développer cette pratique a été impulsée par l'ancienne ministre de la santé Marisol Touraine.

Un tiers des lits chirurgicaux supprimés

Au CHU de Poitiers, le développement de cette chirurgie a nécessité des efforts au niveau médical. "Il a fallu aussi convaincre aussi les patients de l’intérêt d'une telle pratique", souligne le professeur Bertrand Debaene. Sur le plan médical, il est démontré que plus vite les personnes reprennent leur autonomie après une opération, moins il y a de problèmes. "Ce n'est pas une chirurgie au rabais", insiste le président de la CME* . L’hôpital a aussi du créé une structure pour l'accueil de l'ambulatoire forte de 30 lits Une stratégie qui a eu aussi pour conséquence une forte diminution du nombre de lits chirurgicaux conventionnels. De 300 lits, on est passé à 198.

Ce sera plus dur pour la suite

Cette forte baisse du nombre de lits n'est pas sans conséquences. "Avant nous étions plutôt serein, estime le professeur Debaene, aujourd'hui nous avons très souvent un hôpital sous tension ou on a de grosses difficultés pour hospitaliser les patients dans le bon service". D'ici trois à quatre ans, le CHU de Poitiers envisage de réduire de moitié le nombre de lits chirurgicaux. Passer donc de 200 à 100. "Çà va pas être simple, on a des capacités de s'adapter et on verra jusqu'à combien on peut descendre avant d'arriver à une situation qui ne nous permettait plus de travailler" reconnait le professeur Debaene.

Des économies en terme d'emplois para-médicaux ?

Le professeur Debaene l'affirme, l'effort réalisé jusqu’à présent en faveur de la chirurgie ambulatoire ne s'est pas traduit par des suppressions de postes d’infirmiers ou d'aide soignants au CHU. Car un lit de chirurgie correspond a peu près un emploi et demi dans le para-médical. Il y a eu en revanche des redéploiements vers des secteurs nouveaux comme la cardiologie dans le bâtiment CCV (chirurgie cardio-vasculaire) ou l'extension de l'anesthésie. Pour l'avenir en revanche, rien de certain. "On verra si on a des projets de soins qui nous permettront de repositionner du personnels para-médical".

*CME : comité médical d'établissement