Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé - Sciences

Côte-d'Or : la clinique Bénigne-Joly teste une application pour prévenir les rechutes de cancer du poumon

-
Par , France Bleu Bourgogne

La clinique Bénigne-Joly de Talant teste en ce moment une application pour les patients en rémission de cancer du poumon. Moovcare permet un suivi hebdomadaire, alors que ces patients voient moins souvent leurs cancérologues.

L'appli permet à l'équipe médicale de voir les résultats des questionnaires des patients.
L'appli permet à l'équipe médicale de voir les résultats des questionnaires des patients. - Moovcare.

Et si une appli permettait de détecter les rechutes de patients atteints de cancer du poumon ? La clinique Bénigne-Joly de Talant teste un drôle d'outil : l'application Moovcare. Elle est proposée aux patients en rémission par les pneumologues et cancérologues de l'établissement. Le principe est simple : "s'auto évaluer" pour détecter les signes d'une rechute.

Un suivi hebdomadaire

De leur téléphone portable, tablette ou ordinateur, les patients répondront chaque semaine à une série de 12 questions. "S'il a une perte d'appétit, des douleurs, un changement de la voix ou encore le visage gonflé", explique Guanaële Dubois, responsable du déploiement de Moovcare. "Le patient répond par oui ou par non, ensuite les résultats sont analysés par un algorithme et en cas de problème, le médecin est directement alerté par l'application."

En clair, cela permet d'affiner le suivi des patients en rémission, qui une fois "stabilisés" ne voient leur pneumologue que tous les 3 mois, puis tous les 6 mois. "Prenons l'exemple d'une métastase osseuse vertébrale, ça permet de la détecter plus précocement et de la traiter, sans attendre la fracture ou le tassement de la vertèbre", détaille Gilles Darnaud, pneumologue et cancérologue thoracique. "80% des rechutes ont lieu dans les deux premières années de rémission, ce suivi hebdomadaire c'est donc un plus pour le patient. Ça permet, s'il y a une alerte, de contacter tout de suite le patient."

Une appli utilisée par une centaine de patients en France

Pour ceux qui ne seraient pas très à l'aise avec la technologie, un proche peut se charge de remplir le questionnaire. "C'est vrai qu'il manquait un accompagnement après le traitement", confie Nathalie, infirmière en cancérologie. L'idée n'est cependant pas nouvelle. Depuis 4 ans, la clinique avait déjà expérimenté les appels téléphoniques réguliers des infirmières aux patients en rémission. "Ils étaient très contents de ce suivi supplémentaire."

Pour le moment, l'application Moovcare est utilisée par une dizaine d'établissements en France et par une centaine de patients. Elle est gratuite pour l'instant et deviendra payante, mais devrait être remboursée par la Sécurité sociale.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu