Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

La colère des médecins prend de l'ampleur

jeudi 12 novembre 2015 à 18:57 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

Les médecins libéraux nous promettent une mobilisation sans précédent à partir de ce vendredi. Les syndicats de généralistes, de chirurgiens dentistes, d'infirmiers libéraux, tous appellent à une grève reconductible contre le projet de loi de santé de Marisol Tourraine.

Les médecins libéraux sont une nouvelle fois en grève
Les médecins libéraux sont une nouvelle fois en grève © Maxppp - REMY PERRIN

Nantes, France

La grève des médecins libéraux s'annonce très suivie dans notre région. Pour preuve l'ARS (Agence régionale de santé) a déjà prévu de réquisitionner une soixantaine de médecins pour assurer les soins ce vendredi, peut-être d'avantage ce week-end. La colère contre le projet de loi de santé de Marisol Tourraine prend de l'ampleur et de nouveaux médecins se joignent au mouvement.

"On nous présente comme des voleurs, c'est blessant

C'est le cas de ce chirurgien dentiste de Loire-Atlantique qui souhaite rester anonyme. Pourquoi ne rejoindre la mobilisation que maintenant ? Et bien parce qu'il a l'impression que peu importe de quelle façon les médecins expliquent les problèmes que va leur poser le projet de loi de santé, personne ne les écoute. Il se sent complètement déconsidéré : "on nous présente comme des voleurs. C'est blessant. On dénigre notre métier"

Pour lui, comme pour les autres, c'est la généralisation du tiers payant le principal problème. Autrement dit, les patients n'auraient plus à avancer l'argent pour payer les soins, les mutuelles rembourseraient directement les praticiens. "Sauf que nous sommes de petites structures et que nous avons une centaine de mutuelles face à nous ! Pour vérifier que nous avons bien été payés, rappeler les mutuelles si ce n'est pas le cas, ça demande un temps considérable ! Il faudrait donc embaucher et ça, nous n'en avons pas les moyens".

La généralisation du tiers payant lui coûterait 7 euros par patient 

Il estime que la généralisation du tiers payant lui coûterait 7 euros par patient et lui ferait perdre de 5 à 10% de son chiffre d'affaire. "Je perds déjà de l'argent sur les consultations. Sur les 23 euros que je touche, 75% partent déjà dans les frais de cabinet qui sont incompressibles (salaires des employés, équipement, nouvelles machines). Imaginez si je dois perdre en plus 7 euros pour gérer la généralisation du tiers payant !" Pourtant, quand on va chez le dentiste, la facture est en général beaucoup, beaucoup plus chère. "On est obligé de se rattraper sur le prix des prothèses. Si nous pouvions mieux nous faire payer les consultations, on ne serait pas obligé de les faire payer si cher. Mais ça, c'est un autre problème".

La généralisation du tiers payant, beaucoup d'argent de perdu pour ce dentiste

Et les patients dans tout ça ?

De l'autre côté, l'un des arguments de la Ministre pour justifier la généralisation du tiers payant, c'est l'intérêt du patient qui n'aurait plus à avancer ses frais de santé. "Mais avec mon syndicat, la CNSD, nous avons déjà mis en place le paiement différé par carte bancaire. C'est-à-dire que ça laisse le temps au patient de recevoir le remboursement de sa mutuelle avant que son compte ne soit débité".

Les explications de Marion Fersing

Si vous avez besoin de voir un médecin, l'ARS vous conseille d'appeler d'abord le cabinet et, si il est en grève, de voir si un message ne renvoie pas chez un confrère. Si ce n'est pas le cas, il faut appeler le 15