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La concentration du virus dans les eaux usées augmente en Ile-de-France depuis la fin de l'année

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Par , France Bleu Paris

Sur France Bleu Paris ce jeudi, un expert du laboratoire d'Eau de Paris confirme la dynamique en hausse de la circulation du virus dans nos eaux usées. Une méthode pour traquer "la proportion des variants" est en "cours de finalisation".

Image d'illustration - station d'épuration
Image d'illustration - station d'épuration © Radio France - William Gay Costa

C'est un indicateur précieux pour suivre l'évolution de l'épidémie de coronavirus dans la région. L'analyse des selles dans les eaux usées des stations d'épuration permet d'anticiper les rebonds épidémiques, avec parfois jusqu'à trois semaines d'avance. Laurent Moulin, responsable Recherche et Développement au laboratoire d'Eau de Paris, confirme sur France Bleu Paris la tendance à la hausse depuis la fin de l'année, alors que le gouvernement s'apprête à annoncer un nouveau tour de vis ce jeudi à 18h. "On a vu depuis la fin des vacances une augmentation de la concentration du génome viral dans les eaux usées de la région. On observe que ça augmente un peu partout en France."

L'évolution de la concentration en RNA viral de SARS CoV 2 dans les eaux usées franciliennes.
L'évolution de la concentration en RNA viral de SARS CoV 2 dans les eaux usées franciliennes. - © Eaux de Paris/Sorbonne Université/Obépine

Peut-on traquer les variants dans les eaux usées ? 

Pour l'instant, non. Les équipes du réseau Obépine (observatoire qui réunit des chercheurs pour traquer le virus dans les eaux usées partout en France), travaillent sur une méthode "en cours de finalisation". "On est en train de mettre au point une méthode qui nous permettrait de connaitre la proportion du variant anglais ou les autres. C'est plus compliqué que chez un patient, où vous avez un seul type de virus,  dans les eaux usées vous avez un mélange de selles de pleins de personnes, donc il faut modifier les méthodes pour être capable de bien discriminer dans ce mélange les variants du virus classique", explique Laurent Moulin. 

Repérer les concentrations du virus dans les eaux usées est un outil pertinent car il permet d'avoir un coup d'avance dans la course contre l'épidémie, "parce les gens qui excrètent du virus par leurs selles, le font avant d'avoir des symptômes, et donc d'aller se faire diagnostiquer dans les centres d'analyses"."On est précoce, on a observé jusqu'à 15 jours, trois semaines d'avance quand on est sur des niveaux de charge virale très faibles (comme lors de la reprise de l'épidémie après le premier confinement), quand on est sur des charges virales très élevées, on a quelques jours d'avance."

Cet outil permet aussi de mesurer l'efficacité des mesures mises en place. "On a très bien vu l'effet des deux confinements avec l'effet moins fort du deuxième confinement moins drastique. Et on a observé une réduction de l'augmentation dès la mise en place du couvre feu. Pour l'instant on n'a pas observé vraiment de différences entre le couvre feu de 18h et 20h. Mais on n'a pas encore fait de comparaison au niveau national."

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