Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

La Corse défend ses hôpitaux

-
Par , , France Bleu RCFM

L’approche de la fin des discussions autour du « Ségur de la santé » a de nouveau mobilisé hier à travers tout le territoire national. En Corse, la journée s'est partagée entre propositions à Ajaccio et action à Bastia.

Nouvelle journée d'action des personnels soignants
Nouvelle journée d'action des personnels soignants © Radio France - Jean Pruneta

Pendant que les soignants étaient une nouvelle fois dans l'action ce mardi afin de manifester leur mécontentement à quelques jours de la fin « grande concertation » voulue par le gouvernement à la suite de la crise sanitaire, le maire d’Ajaccio Laurent Marcangeli, en tant que président du conseil de surveillance de l’hôpital de la Miséricorde, est monté au créneau afin de présenter plusieurs propositions dans le cadre de ce plan Ségur, accompagné du directeur de l’établissement, Jean Luc Pesce. Après avoir souligné « l’engagement important des personnels de l’hôpital d’Ajaccio », tout en rappelant que 70 d’entre eux avaient contracté la maladie, les deux hommes ont rendu public une liste de propositions : la création d’une prime attractive à l’installation de praticiens, la revalorisation des salaires ou le développement de formation diplômantes en Corse.

Doléances communes pour le directeur de l'hôpital (à gauche) et le maire d'Ajaccio
Doléances communes pour le directeur de l'hôpital (à gauche) et le maire d'Ajaccio © Radio France - Jérôme Susini

Pour Laurent Marcangeli « cette crise a avant tout révélé la nécessité d'un financement de la santé adapté spécifiquement à ou existe un problème structurel de financement ». Il faut écouter, dira-t-il, « les personnels qui connaissant leur métier (…) on ne pourra pas avoir un système de santé publique performant si on ne met pas les moyens » Maire et directeur, qui réclament des financements allant au-delà des ratios  appliqués jusque-là, indiquant au passage qu'il  manquait  des financements pour l’équipement du nouvel hôpital. « Nos moyens sont ceux d’un hôpital de 2ème voire de 3ème ligne s’exclame Jean Luc Pesce, alors que la crise que nous venons de subir l’a démontré : « l’Hôpital d’Ajaccio est un établissement de 1ère ligne » soutient-il.

A Bastia, c’est la CGT qui mobilisait ses troupes hospitalières afin d’animer une journée entière de sensibilisation au sein même de l'établissement. Grève, distribution de tracts et signature d'une motion proposée aux visiteurs de l'hôpital ont notamment rythmé ce mardi afin de soutenir la demande d’obtenir davantage que les 6,3 milliards d'euros promis par le gouvernement. Les soignants réclament notamment une hausse du point d'indice pour tous, ce qui correspondrait à une augmentation de 300 euros du salaire de base. Pour l’instant, le ministre de la Santé a mis sur la table une enveloppe de 6 Milliards d'euros pour les infirmiers, aides-soignants  et techniciens hospitaliers,. Cette somme comprendrait à la fois une augmentation générale, une refonte des primes et aussi des majorations ciblées sur certaines professions ... 300 millions d'euros ont été rajoutés pour les salaires des médecins hospitaliers. 

Journée de sensibilisation pour la CGT à Bastia
Journée de sensibilisation pour la CGT à Bastia © Radio France - Jean Pruneta

« Cela ne suffira pas» rétorquent les syndicats. Au pic de l'épidémie, les Français les applaudissaient tous les soirs et les soutiens étaient unanimes. Aujourd'hui, les personnels soignants déchantent et doivent se mobiliser pour se faire entendre ! « C’est bien d’avoir été applaudi et c’est bien d’être reçu le 14 juillet et d’avoir les honneurs de la République, mais nous ce que nous voulons, clame Josette Risterucci, ce sont des salaires décents, ce sont des locaux décents pour recevoir les malades et puis sur Bastia c’est d’un hôpital neuf dont nous avons besoin ». Pour la déléguée CGT de l’hôpital de Bastia «  la comédie a assez duré et quand on se promène dans les locaux de l’hôpital, la colère est encore plus forte ».

Des soignants toujours mobilisés
Des soignants toujours mobilisés © Radio France - Jean Pruneta

Cette colère sera-t-elle entendue à temps ? le Plan Ségur lancé le 25 mai pour concrétiser le "plan massif d'investissement et de revalorisation" promis par Emmanuel Macron, s'achève ce vendredi par une ultime réunion, sous l'égide de l'ancienne dirigeante de la CFDT, Nicole Notat.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu