Santé – Sciences

La CPAM de Moselle renforce ses contrôles sur les arrêts maladies

Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord lundi 13 novembre 2017 à 17:03

Arrêt maladie (Illustration)
Arrêt maladie (Illustration) © Maxppp - Julio Pelaez

La caisse primaire d'assurance maladie de Moselle a renforcé ses contrôles. Le mois dernier, 45% des patients en arrêt de travail étaient absents de leur domicile. Un chiffre élevé qui encourage la CPAM à poursuivre ces contrôles. Mais les médecins qui prescrivent beaucoup sont aussi contrôlés.

Attention aux abus d'arrêts de travail: la caisse primaire d'assurances maladie veille en Moselle. Du 15 septembre au 15 octobre dernier, 6 départements du grand Est dont la Moselle mais aussi le Haut-rhin, Bas-Rhin, Meurthe-et-Moselle, Ardennes et Aube ont renforcé leur dispositif de contrôle. A la fois vis-à-vis des médecins qui prescrivent beaucoup d'arrêt de travail et vis-à-vis des patients, avec davantage de contrôles à domicile. Or, en Moselle, 45% des personnes contrôlées n'étaient pas chez elles au moment du passage de l'agent de la CPAM, de qui n'est pas un très bon chiffre.

Sur les 52 Mosellans contrôlés en arrêts de travail, 24 étaient absents de chez eux. Leurs indemnités journalières ont donc été suspendues si leur arrêt n'a pas été justifié après convocation chez un médecin de la CPAM. Si la caisse primaire d'assurance maladie estime à 10% le nombre d'arrêts injustifiés, son directeur en Moselle Maxime Rouchon ne voit pas de la fraude partout: "Il y aussi une méconnaissance des horaires de présence à domicile quand on est en arrêt de travail, soit de 9h à 11h et de 14h à 16h", sauf en cas de maladie psychique.

La CPAM de Moselle a repris depuis un an ses contrôles à domicile

Et la CPAM de Moselle qui avait arrêté de faire des contrôles à domicile s'y est remis depuis un peu plus d'un an. Mais il n'y a pas que les patients qui sont contrôlés, les médecins conseils de la CPAM rappellent aussi gentiment à l'ordre leurs confrères qui prescrivent beaucoup d'arrêts maladie, explique le Dr Beller: "Nous échangeons avec eux pour voir comment ils peuvent réduire leur nombre de prescriptions, en se basant sur une moyenne d'arrêt par pathologie". Et ça peut aller jusqu'à une sorte de mise sous tutelle du médecin ("mise sous objectif" puis "mise sous accord préalable") si le nombre de prescription n'est pas réduit.

Le directeur de la CPAM de Moselle au micro France Bleu Lorraine de Cécile Soulé