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La crise sanitaire retarde de manière inquiétante la détection et le traitement des cancers en Sarthe

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Par , France Bleu Maine, France Bleu

Le nombre de cancers diagnostiqués en Sarthe chute très nettement en avril et en mai. Certains soins ont aussi pris du retard. "La situation est inquiétante", s'alarme la Ligue contre le cancer qui appelle à ne pas renoncer aux soins ni au dépistage, malgré la crise sanitaire persistante.

Hors crise sanitaire, moins de la moitié des personnes contactées pour un dépistage répondent favorablement. (Photo d'illustration)
Hors crise sanitaire, moins de la moitié des personnes contactées pour un dépistage répondent favorablement. (Photo d'illustration) © Maxppp - François Destoc - Photo PGR / Le Télégramme

Cette "bombe a retardement" était redoutée : la crise sanitaire du coronavirus a de graves conséquences sur la détection et la prise en charge des cancers en Sarthe. Le confinement a mis un coup d'arrêt au dépistage et il a nettement ralenti le rythme des traitements. D'après les premiers chiffres qu'a pu consulter France Bleu Maine, le nombre de cancers diagnostiqués au printemps dernier est en très nette baisse : moins 29% au mois d'avril, moins 11% au mois de mai

Retards de diagnostic

De nombreux Sarthois qui ressentaient des signes d'alerte ont renoncé à consulter un médecin, par exemple pour une boule dans le sein, du sang dans les selles ou pour une fatigue inhabituelle. Des radiologues témoignent avoir accueilli, avant les vacances d'été, des femmes qui auraient dû venir plus tôt compte tenu de leurs symptômes. "C'est un réel problème. La situation est inquiétante", souligne le docteur Jackie Collet, président de la Ligue contre le cancer en Sarthe. "On sait que plus le diagnostic est établi tôt, plus les chances de guérison sont importantes. Après, on risque de courir pour gagner la bataille du cancer", insiste le gynécologue à la retraite. 

Le risque d'avoir un cancer n'a pas disparu avec la Covid

Les mammographies programmées dans le cadre des campagnes de dépistage sont, elle aussi, souvent passées à la trappe : moins 40% au mois de mars et moins 80% en avril. La chute est tout aussi importante pour le diagnostic du cancer du colon (les chiffres sont sensiblement les mêmes). 

Le retard est en train de se combler progressivement, même si certains rendez-vous ont été décalés de plusieurs mois. "Le risque d'avoir un cancer n'a pas disparu avec la Covid", résume le président de la Ligue contre le cancer de la Sarthe. Jackie Collet insiste : "Ce risque est toujours présent. Il faut le prendre en compte et ne pas attendre quand on a une douleur ou un saignement. La crise sanitaire ne doit pas dissuader de consulter. Avec tous les gestes barrière, il n'y a aucun risque", souligne le médecin.  

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