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La culture de la truffe blanche rendue possible grâce à un chercheur de Nancy

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Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

C'est la truffe la plus rare et la plus chère : la truffe blanche d'Italie. Elle peut être désormais cultivée. Une découverte à mettre notamment au crédit de l'INRAE Nancy, l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, basé à Champenoux.

La truffe blanche se vend entre 1500 et 4000 euros le kilo
La truffe blanche se vend entre 1500 et 4000 euros le kilo © Maxppp - Christine Hart

C'est une découverte prometteuse pour le monde de la recherche, de l'agriculture et de la gastronomie : la truffe blanche d'Italie - la plus rare et la plus chère - va pouvoir être cultivée alors que jusqu'alors elle ne se trouvait qu'au pied des arbres de manière naturelle. 

Cette découverte est le fruit de 20 ans de recherches, menées conjointement par une pépinière installée dans les Hautes-Alpes (Les Pépinières Robin) et l'INRAE Nancy (l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement) basé à Champenoux. Des plants d'arbres sont commercialisés depuis plus de 10 ans et ont permis de récolter les premières truffes blanches en 2019 et 2020, en Nouvelle-Aquitaine.

L'INRAE Grand Est à Champenoux
L'INRAE Grand Est à Champenoux © Radio France - Isabelle Baudriller

"Quand vous cultivez les truffes, il y a trois verrous à lever", explique Claude Murat, ingénieur de recherche à l'INRAE Nancy, "le premier c'est d'associer le champignon avec les racines d'un arbre en conditions contrôlées en serres, ensuite il faut planter cet arbre et que la truffe se maintienne. Le dernier point, c'est que la truffe fructifie pour que l'on puisse récolter ce que l'on mange."

Biodiversité

La Lorraine pourrait-elle être une terre propice à la culture de ces truffes au parfum très prononcé ? Pourquoi pas, répond le chercheur. "Il faut un sol calcaire, un pH neutre à basique, un sol plutôt profond. La truffe blanche n'aime pas quand les températures sont trop hautes et il faut de l'humidité dans le sol et pas trop d'argile. Il y a un certain nombres de critères qu'on connaît maintenant. On peut aider la sélection des sites."

Claude Murat, ingénieur de recherche de l'INRAE devant une truffière expérimentale  de truffes noires et de truffes de Bourgogne
Claude Murat, ingénieur de recherche de l'INRAE devant une truffière expérimentale de truffes noires et de truffes de Bourgogne © Radio France - Isabelle Baudriller

Selon Claude Murat, la culture de Tuber magnatum présente plusieurs intérêts méconnus : elle peut être réalisée sans produits phytosanitaires et elle permet une importante biodiversité. "Une étude menée dans le Sud-Est a analysé les plantes dans la truffière et les indices de biodiversité sont supérieurs à ceux des vignes, de la garrigue ou des oliviers" note-t-il. "Quand on fait de la trufficulture, bien sûr on peut récolter des truffes mais on favorise aussi l'environnement."

Cultivée, la truffe blanche d'Italie sera peut-être un peu moins rare mais toujours aussi chère car la demande mondiale est énorme. Comptez entre 1 500 et 3 000€ le kilo. En comparaison, la truffe noire du Périgord coûte entre 500 et 1 500€/kg et la truffe de Bourgogne, entre 300 et 600€/kg.

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