Santé – Sciences

La dernière révolution d'I-Ceram à Limoges : un procédé pour stopper les infections lors des poses de prothèses

Par Françoise Ravanne, France Bleu Limousin jeudi 20 octobre 2016 à 18:31

Le laboratoire de recherche à l'entreprise I-Céram de Limoges
Le laboratoire de recherche à l'entreprise I-Céram de Limoges - © I-Céram

Après dix années de recherche dans ses laboratoires de Limoges la société I- céram spécialisée dans les implants en céramique vient de franchir une nouvelle étape en faveur de la recherche médicale. Elle vient de finaliser un procédé pour éviter les infections lors des pauses de prothèses.

Le procédé élaboré à l'entreprise de recherche I-Céram de Limoges qui emploie 42 personnes pourrait être déterminant dans un proche avenir pour la chirurgie orthopédique, car en France 170 000 patients se font poser une prothèse de hanche et prés de 140 000, une prothèse de genou. Et les cas d'infections post-opératoires représentent en moyenne entre 1 et 2 % ce qui est déjà trop.

La solution trouvée : Des antibiotiques incorporés dans les implants en céramique

Parce que la céramique est une matière poreuse on peut y incorporer des médicaments en l’occurrence deux antibiotiques : la gentamicine testée l'été dernier et la vancomycine testée en septembre avec succès. Ces antibiotiques sont souvent utilisés en orthopédie et ils sont capables d'agir sur les bactéries susceptibles de se développer lors d'infections post opératoires. C'est donc dans un implant en céramique qu'ils sont placés . Un implant qui est là pour remplacer le morceau d'os sur lequel est relié la prothèse de hanche ou de genou. Les antibiotiques vont faire leur travail en 24 heures , c'est ce qu'on appelle le relargage . Autrement dit les médicaments se répandent dans la partie du corps qui subit une opération chirurgicale avec un objectif : éviter une infection.

Plusieurs étapes restent à franchir après les tests fructueux

Pour l'instant les essais, certes concluants, ont été faits en laboratoire mais à I-Ceram on affirme que des chirurgiens notamment à Limoges se montrent intéressés. Mais il faudra aussi trouver des patients volontaires et surtout obtenir le feu vert de l'Agence Nationale de la Sécurité du Médicament. En matière de recherche I-Ceram continue donc d'innover après son sternum en céramique dont ont déjà bénéficié avec succès 5 patients à Limoges et Paris.

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