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CARTE - Canicule : 15 départements en vigilance rouge, 49 en orange

La fièvre monte dans les services d'urgence de Bourgogne-Franche-Comté

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Par , France Bleu Bourgogne

Il manquerait 150 urgentistes dans les hôpitaux de Bourgogne-Franche-Comté. C'est l'estimation de la CGT Santé et de l'AMUF, l'Association des médecins urgentistes de France, qui ont exprimé leurs craintes et leurs revendications ce mercredi 14 novembre à Dijon.

Les urgences au CHU de Dijon
Les urgences au CHU de Dijon © Radio France - Jacky Page

Les urgentistes de Bourgogne-Franche-Comté dénoncent des moyens insuffisants pour mener à bien leurs missions. Ils ont exprimé leur ras-le-bol  ce mercredi, au cours d'une conférence de presse à Dijon, avant une réunion du Comité Technique Régional de l'Urgence.

Au CHU de Dijon,  il faut désormais traiter aussi les appels au 15 venus de la Nièvre. « Nous avons été étonnés de l’absence de médecins supplémentaires. Il y a eu la création de 4 postes, qui n’ont pas été pourvus, parce qu’ils n’ont pas été mis à la vacance », explique le docteur Dalila Serradj, représentante régionale de l’AMUF.

A Dijon la nuit, des délais de prise en charge plus longs

Par ailleurs, une garde de nuit a été supprimée : « à partir de minuit au lieu d’être trois médecins, nous sommes deux, en sachant qu’à Dijon nous avons une moyenne de 140 passages par jour, et que nous nous retrouvons avec un service plein à minuit. Il y a des retards de prise en charge médicale. Nous nous retrouvons avec des patients non vus depuis plus de 10 heures ». Du coup, le service n’est plus attractif pour les médecins, qui hésiteraient à travailler au CHU. 4 médecins urgentistes vont partir sous d'autres cieux avant la fin de l'année. 

A Beaune, où on est passé de 11 équivalents-temps plein en 2015 à 4 aujourd’hui, on compense avec des intérimaires, mais le service est plus attractif, car on tâche d’y appliquer une circulaire ministérielle de 2014 sur le temps de travail. Pas plus de 48 heures hebdomadaires. Cela finit par se savoir, comme le constate Sophie Canet, responsable des urgences à l’hôpital de Beaune : « j’ai un recrutement de certains médecins hospitaliers de la région, qui quittent notamment le CHU de Dijon pour venir travailler à Beaune où effectivement on propose des conditions de travail normales ». 

Des élus en ligne de mire

Christophe Prudhomme, porte-parole de la CGT Santé, et de l'Association des médecins urgentistes de France, met en cause la loi de financement de la sécurité sociale qui prévoit une hausse de 2, 5% du budget des hôpitaux, alors que la cour des comptes préconise 4, 5%. Il appelle les usagers à porter plainte  en cas de problème, contre les députés qui ont voté la loi. Et il envisage de placarder les photos et les noms des intéressés.

Les urgentistes estiment qu’on a atteint un seuil en dessous duquel on ne peut plus descendre. Le docteur Christophe Prudhomme plaide pour que la régulation des appels au 15 soit réalisée à l’échelon départemental, et pour le rétablissement du centre 15 de la Nièvre. Il rappelle qu’en 2016 en France, plus de 4 millions d’appels sont restés sans réponse. 

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