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Santé – Sciences

Cancer du col de l'utérus : la France envisage de recommander le vaccin contre le papillomavirus aux garçons

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Par , France Bleu

Alors que la couverture vaccinale concernant le papillomavirus "reste insuffisante" en France, la Haute Autorité de Santé étudie la possibilité de recommander le vaccin également aux jeunes garçons.

La Haute autorité de santé envisage d'étendre aux jeunes garçons la recommandation du vaccin contre les papillomavirus humains.
La Haute autorité de santé envisage d'étendre aux jeunes garçons la recommandation du vaccin contre les papillomavirus humains. © Maxppp - Julio PELAEZ

Pour lutter notamment contre le cancer du col de l'utérus, la Haute Autorité de Santé (HAS) envisage d'étendre la recommandation du vaccin contre les papillomavirus humains aux jeunes garçons, selon un projet d'avis publié mercredi 30 octobre. Les hommes sont en effet également porteurs de ce virus et il est recommandé d'être vacciné avant d'être potentiellement exposé au papillomavirus lors de relations sexuelles. 

Actuellement, le vaccin contre les papillomavirus humains (HPV) est recommandé pour toutes les filles entre 11 et 14 ans ainsi que pour les hommes de moins de 26 ans ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes.

Une couverture vaccinale insuffisante

Pour l'heure, seules 30% des jeunes filles sont vaccinées contre le papillomavirus en France. Un chiffre bien inférieur à l'objectif de 60% fixé par le "plan cancer 2014-2019". La HAS recommande donc l'élargissement de la vaccination anti-HPV "pour tous les garçons de 11 à 14 ans révolus, avec un rattrapage possible pour tous les adolescents et jeunes adultes de 15 à 19 ans révolus". Le but étant de "freiner la transmission" de ce virus. 

Les infections sexuellement transmissibles liées au papillomavirus peuvent provoquer des années plus tard des cancers chez les femmes comme chez les hommes, du col de l'utérus, du vagin, du pénis, de l'anus ou de la gorge.

Plus de 1.000 femmes tuées par le cancer du col de l'utérus

Les femmes sont toutefois les plus touchées par les cancers liés au papillomavirus. En France, environ 1.750 nouveaux cas de cancers causés par le HPV sont détectés chaque année chez des hommes contre 4.580 chez des femmes. Le seul cancer du col de l'utérus tue encore 1.100 femmes chaque année en France et 2.900 nouveaux cas sont diagnostiqués.

Certains pays, comme les Etats-Unis, recommandent déjà que tous les préadolescents soient vaccinés contre les HPV avant d'y être exposés, soit à l'âge de 11 ou 12 ans, souligne l'AFP. 

Une vaccination limitée qui pose des questions d'éthique

Enfin, la Haute Autorité de Santé souligne que le fait de limiter cette vaccination aux jeunes filles et aux hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes "pose des questions d'éthique, d'égalité d'accès à la vaccination et de stigmatisation liée à l'orientation sexuelle et au non-respect de la vie privée".

D'autres organismes, comme l'Académie de médecine ainsi qu'une cinquantaine de sociétés savantes et de syndicats médicaux, se sont déjà prononcés en faveur de cette extension. Jusqu'au 27 novembre, la HAS invite tous les acteurs concernés par la politique vaccinale à donner leur avis sur ce projet afin d'aboutir "à la recommandation finale".

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