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"La greffe a changé ma vie" : des receveurs témoignent pour la journée nationale du don d'organes

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Par , France Bleu Périgord

C'est ce mardi 22 juin la Journée nationale de réflexion sur le don d'organes. En Dordogne, aucun hôpital ne pratique les greffes mais celui de Périgueux a un service qui fait des prélèvements. Depuis sa création en 2007, 145 organes ont été donnés. Derrière, c'est à chaque fois une vie sauvée.

Florence, Jocelyne et André, trois habitants de la Dordogne, ont tous les trois reçu une greffe.
Florence, Jocelyne et André, trois habitants de la Dordogne, ont tous les trois reçu une greffe. © Radio France - Lise Dussaut

Florence, Jocelyne et André n'ont pas grand chose en commun : ni leur âge, pas non plus leur profession. Seulement leur origine géographique : tous habitent en Dordogne. Mais ils vivent aussi, tous les trois, grâce au rein de quelqu'un d'autre. Ce mardi 22 juin, c'est la Journée nationale du don d'organes. L'occasion pour eux de témoigner et de rappeler la nécessité de parler du don d'organes avec ses proches

"On m'a appelée à une heure du matin"

En Dordogne, aucun hôpital n'est habilité à pratiquer des greffes. En revanche, un établissement, le centre hospitalier de Périgueux, peut pratiquer des prélèvements. L'équipe est composée de sept personnes. Leur service a été créé en 2007. Depuis, 145 organes ont été donnés à des receveurs

L'équipe qui s'occupe du don d'organes à l'hôpital de Périgueux.
L'équipe qui s'occupe du don d'organes à l'hôpital de Périgueux. © Radio France - Lise Dussaut

La greffe s'organise à la dernière minute. Quand un organe est disponible, tout le monde doit être prêt : ceux qui prélèvent l'organe, ce que fait donc l'hôpital de Périgueux, ceux qui vont greffer, et bien sûr, le receveur. "On m'a appelée à une heure du matin, je dormais, forcément", se rappelle Florence, 53 ans. Elle gardait tout de même un sac avec quelques affaires, toujours prêt : "On savait que cela pouvait arriver d'un moment à l'autre." Jocelyne était elle au travail quand elle a appris la nouvelle. 

Une opération qui change des vies 

A chaque fois, les sentiments sont mélangés : "J'ai pleuré de joie, avoue Jocelyne. Mais bon, j'avais aussi très peur, on ne va pas se mentir." Quand Florence a ouvert les yeux, après l'opération, elle s'est d'abord dit : "Je suis en vie. Je ne suis pas morte. Puis une infirmière m'a parlée, m'a dit que cela s'était bien passé. A partir de là, tout allait bien." 

Ces opérations, souvent longues, sont aussi lourdes. Après une greffe, le receveur a toujours le risque de rejeter l'organe. Les huit premiers jours sont décisifs. Même après, leur santé reste fragile, notamment du fait des anti-rejets, des médicaments qu'il faut inoculer pour justement aider le corps à accepter l'organe. Mais cette greffe change des vies. 

Découvrir des plaisirs simples 

Quand lui demande ce qui a changé, avant et après, Florence répond tout de suite : "Absolument tout." Mais ce qui la marque le plus, ce sont les repas. Diagnostiquée diabétique à 9 ans, elle a dû subir une greffe à cause de cette maladie. "Année après année, le diabète a abîmé mon corps. Jusqu'au jour où _je n'avais plus le choix_. Quand on est diabétique, on doit toujours faire attention à ce que l'on mange. On est en régime permanent. Alors, aller au restaurant, manger normalement, comme tout le monde, c'était incroyable pour moi"

Jocelyne pense elle aux vacances : "L'organisation était vraiment compliquée". Egalement greffée d'un rein, elle avait des dialyses. "Pour réserver, il fallait s'y prendre un an à l'avance. Partir en week-end sur un coup de tête ? On ne pouvait pas !" Aujourd'hui, elle peut le faire.

Des interrogations sur leur donneur

Les trois receveurs ressortent tout de même du positif de cette épreuve. "On profite plus de la vie maintenant", affirme Florence. "Je me prends moins la tête sur des petites choses, il y en a tellement qui ne sont pas graves. Mon compagnon me dit d'ailleurs "Mais avec toi, rien n'est grave !"" rapporte Jocelyne. 

Tous ont aussi une pensée pour le donneur, la personne qui leur a sauvé la vie. "Est-ce une fille ? Un garçon ? Que lui est-il arrivé ? Je continue de me poser des questions, huit ans après mon opération", avoue Florence. Le don d'organes est anonyme en France. Le receveur peut laisser une lettre à la famille du défunt. La famille peut elle savoir si l'opération a réussi. 

Le témoignage de Florence, 53 ans, greffée d'un rein et du pancréas.

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