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La grève des soignants de réanimation très suivie à l'hôpital d'Orléans

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Par , France Bleu Orléans

Répondant à un préavis de grève national lancé par plusieurs syndicats, près de 90 soignants des services de réanimation de l'hôpital d'Orléans étaient en grève, ce mardi. Une mobilisation très importante, même si tous étaient assignés à leur poste, au chevet notamment des patients Covid.

Une chambre du service de réanimation du CHR d'Orléans pendant l'épidémie de Covid 19
Une chambre du service de réanimation du CHR d'Orléans pendant l'épidémie de Covid 19 © Radio France - Anne Oger

En France, plus de 110 services de réanimation étaient en grève ce mardi, et celui de l'hôpital d'Orléans n'a pas échappé à cette mobilisation. Ce mardi 11 mai, plus de 70 soignants, infirmiers, aides-soignants, ont assisté à une assemblée générale pour exposer leurs revendications et travailler à la création d'un collectif. Et les syndicats ont compté près de 90 grévistes, essentiellement au sein du service de réanimation médicale, le plus mobilisé depuis mars 2020, face à la crise du Covid 19. 

Autant de grévistes dans un seul et même service, c'est assez rare au Centre Hospitalier Régional d'Orléans, et cela dit tout le malaise des soignants au bout d'un an à lutter contre le Covid. "Pour la 3ème vague, ils ont eu beaucoup moins d'aide que l'année dernière" avance Véronique Cochard, élue CGT au Comité Hygiène et Sécurité de l'hôpital d'Orléans, pour expliquer cette mobilisation. "L'aide du privé a été moins importante, et puis les patients cette fois étaient plus jeunes, cela a joué aussi sur le moral des soignants. Ils sont épuisés, moralement et physiquement, et comme leurs postes sont très spécifiques, c'est difficile de les aider"

Ils demandent la reconnaissance de leur spécificité

La reconnaissance de la spécificité de la réanimation, c'est d'ailleurs une des revendications des soignants. Le Covid 19 a mis en lumière la pénibilité de cette spécialité, la nécessaire formation supplémentaire d'une infirmière lorsqu'elle y prend son poste, car les compétences sont très techniques. Les soignants réclament donc une reconnaissance financière de cette réalité.

Autre revendication, plus locale : la prise en compte, dans le temps de travail, des temps de transmission d'une équipe à l'autre à la fin des gardes. "A Orléans les soignants font des gardes de 12h" explique Chantal Blanchet, secrétaire de la section CFDT au CHRO. "Et il y a en plus 30 mn de transmission des informations à l'équipe suivante. Mais vous imaginez bien qu'en ce moment les transmissions durent plus d'une demi-heure. Il faut donc trouver un moyen de les rémunérer"

Le manque criant d'effectifs, principal problème

Autre revendication : le retour des normes, pour chaque lit occupé. En temps normal, à chaque lit de réanimation est attribué un nombre spécifique de soignants, ce sont des services qui nécessitent plus de postes que d'autres. Mais les lits qu'il a fallu ouvrir en urgence, dans d'autres services, comme les soins critiques, n'ont pas bénéficié de ces mêmes règles, créant des conditions de travail et de prise en charge des patients dégradées. 

Surtout, les soignants dénoncent le manque d'effectif, qui touche l'ensemble du secteur hospitalier, mais plus cruellement leurs services de réanimation. Actuellement 91 postes d'infirmiers sont vacants à l'hôpital d'Orléans, et un bon nombre le sont en réanimation. "Cette crise du Covid a révélé à la fois les compétences de ces soignants, et leurs fragilités. Ils ont une charge mentale importante, car chaque jours ils côtoient la mort et des familles endeuillées" témoigne Chantal Blanchet. "Donc beaucoup partent, sont malades, et comme ils ont des postes très techniques, il est difficile de leur trouver des remplaçants, c'est un cercle vicieux". 

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