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Santé – Sciences

La Haute autorité de Santé recommande la fin du remboursement des médicaments homéopathiques

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Par , France Bleu

Selon les informations de nos confrères de France Info, la Haute autorité de Santé (HAS) a envoyé ce jeudi un projet d'avis aux laboratoires fabriquant des médicaments homéopathiques. La HAS se prononce pour la fin du remboursement de ces produits par la Sécurité sociale.

Selon l'ordre des médecins, 56% des Français ont déjà eu recours à l'homéopathie
Selon l'ordre des médecins, 56% des Français ont déjà eu recours à l'homéopathie © Maxppp - JF BIANCHETTO

Mauvaise nouvelle pour les laboratoires homéopathiques comme Boiron, Lehning ou Weleda. Ce jeudi, après avoir étudié 1 200 médicaments homéopathiques, la Haute autorité de santé (HAS) a émis un projet d'avis favorable à la fin de leur remboursement par la Sécurité sociale, rapportent nos confrères de France Info. 

"Service médical insuffisant" 

Face à la montée de la polémique sur l'efficacité des médicaments homéopathiques et une tribune signée l'été dernier par 124 médecins contre les "médecines alternatives" et les "charlatans", la ministre de la Santé avait demandé il y a plusieurs mois un avis de la HAS. Cette dernière a donc fait parvenir ses premières conclusions, défavorables à l'homéopathie, puisque la Haute autorité de Santé estime que le "service médical rendu est insuffisant". 

Les pro-homéopathie s'insurgent. Ils estiment que le remboursement de leurs produits, à hauteur de 30% aujourd'hui, ne pèse "que" 130 millions d'euros par an dans le budget de la Sécurité sociale, contre 20 milliards d'euros pour les médicaments dits "classiques". Et selon eux, il existe au minimum un effet placebo. 

Rien de définitif : pour l'instant, les granules seront toujours vendues 

La Haute autorité de santé n'a pas encore rendu d'avis définitif, il s'agit simplement d'observations communiquées aux laboratoires, lesquels peuvent faire part de leurs observations et objections. Une phase contradictoire est prévue. Ensuite, la HAS rendra son avis définitif le mois prochain, sur lequel le gouvernement, et le ministère de la Santé s'appuiera pour trancher. Agnès Buzyn a d'ores et déjà annoncé qu'elle se rangerait à l'avis de la Haute autorité de Santé. Quoiqu'il arrive, les granules devraient rester en vente dans les pharmacies. Le seul risque en cas de la fin du remboursement, c'est de payer les tubes au prix fort. 

En attendant, les premières conclusions de la HAS ont fait plonger l'action Boiron en bourse. Jeudi soir, le titre a perdu 3,89% à la Bourse de Paris, et le laboratoire français a décidé de geler les échanges de ses actions jusqu'à nouvel ordre. Pour le leader mondial du secteur, si l'homéopathie n'est plus remboursée, ce sont 1 000 emplois qui sont directement menacés, notamment dans son laboratoire de Messimy (Rhône).