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Santé – Sciences

La loi santé ne doit pas être "un diktat qui vient d'en haut" pour le président de l'ordre des médecins de la Somme

mercredi 13 février 2019 à 8:51 Par François Sauvestre, France Bleu Picardie

La loi santé, présentée ce mercredi en conseil des ministres prévoit notamment de réorganiser la carte hospitalière pour lutter contre les déserts médicaux. L'ordre des médecins se dit vigilant sur l'application de cette réforme. "Elle ne doit pas venir d'en haut" pour son président dans la Somme.

Illustration - le projet de loi de santé prévoit notamment la montée en puissance des maisons de santé
Illustration - le projet de loi de santé prévoit notamment la montée en puissance des maisons de santé © Maxppp - Maxppp

Amiens, France

"Il faut revenir aux problèmes territoriaux et ne pas faire des réformes venant d'en haut". Le docteur Henri Foulques, président de l'ordre des médecins dans la Somme réagit ce mercredi à la présentation en conseil des ministres de la loi santé. Le texte prévoit notamment la fin du numerus clausus, la réorganisation de la carte hospitalière, le développement des maisons de santé et arrivera fin mars en débat au Parlement pour un vote prévu d'ici à cet été.

Henri Foulques attend justement beaucoup de ces discussions et craint le vote de plusieurs points de cette réforme par ordonnances. "Quand les propositions sont sorties ça avait l'air très bien là il semblerait qu'il y ait une tendance à vouloir que cela vienne du haut vers le bas", constate le médecin. 

C'est le médecin qui doit initier le projet de maison de santé

Cette réforme mise notamment sur une montée en puissance des maisons de santé. Pour Henri Foulques, c'est "une bonne chose", mais la démarche "doit venir des médecins. Si ce sont les administratifs, les élus qui disent je veux ma maison de santé on va la créer cela ne marchera pas", pour le président samarien de l'ordre des médecins qui constate que lorsque ce sont les professionnels de santé qui sont à l'origine du projet, "souvent cela fonctionne très bien". 

Pas de misérabilisme dans la Somme

Dans la Somme, il y a actuellement vingt-deux maisons de santé et six projets sont en construction. Pour Henri Foulques, qui ne veut pas faire "de misérabilisme", le département est plutôt bien doté en médecins. "On a de la chance parce que les médecins sont formés au CHU et s'installent pas très loin. Actuellement, on a en médecine libérale, chez les généralistes ou les spécialistes, plus d'installations que de départs en retraites". Mais Henri Foulques de préciser qu'il reste vigilant car beaucoup de médecins approchent les soixante ans.

Pour les consultations chez un généralistes, le président de l'ordre des médecins dans la Somme constate tout de même quelques points sombres dans le département. C'est plus compliqué d'obtenir un rendez-vous "dans l'est de la Somme, le Vimeu vert et un peu la côte picarde"

Henri Foulques, président de l'ordre des médecins dans la Somme