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Santé – Sciences

La marche à suivre face à la pénurie de test du cancer colorectal

Il n'y a plus de test de dépistage chez les médecins généralistes qui sont chargés de les distribuer aux patients de plus de 50 ans qui ont reçu une invitation dans le cadre de la campagne de dépistage généralisée. Grâce au test, 1200 cancers ont pu être dépistés en 4 ans en Aquitaine.

Test de dépistage du cancer coloréctal
Test de dépistage du cancer coloréctal © Radio France - Claude Prigent/PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

Dordogne, France

Les tests sont distribués par les médecins généralistes aux patients âgés de 50 à 74 ans qui ont reçu une invitation à se faire dépister gratuitement par le centre régional de dépistage. Mais, depuis plusieurs semaines, il y a pénurie. Le 1er avril, le tribunal administratif de Paris a annulé l’appel d’offres lancé par l’Assurance maladie et remporté par le laboratoire Cerba. Depuis, l’affaire s’est transformée en un drôle de micmac, Il y a pénurie dans toute la France, "au moins jusqu'à la mi-juillet et peut-être plus" affirme, le docteur Denis Smith, médecin oncologue digestif et président du centre régional de coordination des dépistages du cancer.

Le test a permis de diagnostiquer 1200 cancers et de détecter 4500 polypes"

C'est un test qui se réalise simplement à domicile à l'aide du kit remis par le médecin. Il s'agit de piquer des selles fraîches à l'aide d'un petit stylet pour rechercher la présence de traces de sang qui pourraient conduire à la réalisation d'un examen plus complexe, la coloscopie, qui permet de retrouver, dans la moitié des cas, soit des polypes qui peuvent être retirés par voie naturelle, soit des cancers à un stade très peu avancé avec de grandes chances de guérison. La pénurie est préoccupante car le cancer colorectal se soigne bien quand il est détecté assez tôt.  Pris à temps, il guérit dans 9 cas sur 10.

Les patients sont invités... à patienter.

Le centre régional de coordination des dépistages du cancer invite les patients munis de leur invitation à se faire dépister à se rendre chez leur médecin généraliste. "Si ce dernier possède encore quelques vieux modèles, sachez qu'ils sont toujours utilisables, dans les mêmes conditions et avec les mêmes résultats", explique le docteur Denis Smith. "Si le médecin traitant n'a plus de test de dépistage, il faut attendre. Dès que les tests seront disponibles, les médecins seront réapprovisionnés".

La pénurie sera-t-elle préjudiciable pour les Français, tous logés à la même enseigne ? Denis Smith estime qu'"Il n'y aura pas de conséquences sur une période courte mais si le blocage s'éternise, c'est une véritable préoccupation et nous, présidents des centres régionaux, nous sommes regroupés pour faire pression sur le gouvernement, afin que les choses puissent se débloquer le plus rapidement possible".

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