Santé – Sciences

La maternité d'Apt va fermer avant la fin de l'année

Par Aurélie Lagain et Philippe Chauché, France Bleu Vaucluse jeudi 10 novembre 2016 à 4:15

maternité (illustration)
maternité (illustration) © Maxppp -

Le ministère de la Santé a décidé de fermer avant la fin de l'année la maternité d'Apt, où moins de 250 bébés naissent par an.

Le ministère de la Santé vient d'annoncer une très mauvaise nouvelle aux futurs parents du pays d'Apt : la maternité de l'hôpital va fermer, avant la fin de l'année.

Le service était en sursis depuis 2011. Le sursis était prolongé de six mois en six mois, avec à chaque fois, l'incertitude pour les femmes enceintes ;Mais cette année, moins de 250 accouchements y ont eu lieu, 250 étant le seuil retenu par l'Agence régionale de santé, l'ARS, pour laisser une maternité ouverte.

Exit le projet de classer l'hôpital d'Apt en hôpital de montagne pour préserver ses services, c'était pourtant le combat depuis plusieurs années des élus.

"Je suis très triste et très en colère" Dominique Santoni, maire d'Apt

C'est la maire d'Apt qui a annoncé la mauvaise nouvelle. Elle se dit "très triste et très en colère. C'est très difficile à accepter". Dominique Santoni, élue les Républicains, se dit prête à se mobiliser pour tenter d'éviter cette fermeture, programmée fin décembre.

Dominique Santoni en direct dans le journal de 8 heures

"Deux décès de femmes et d'enfants chaque année" Dominique Théveniau, président du comité des usagers de l'hôpital d'Apt.

"Le plus important c'est l'isolement", s'inquiète le Docteur Dominique Théveniau, président du comité des usagers de l'hôpital d'Apt. "Il y a des femmes qui viennent de Sault, de Banon, qui font déjà quasiment une demi-heure ou trois quarts d'heure de voiture pour se rendre sur Apt."

"Elles vont devoir repartir sur Avignon, Cavaillon, Aix-en-Provence. Ça va faire des délais, d'une heure et demie, de deux heures, en hiver sur de mauvaises routes. Il y a des urgences vitales ! On sait qu'il y aura deux décès de femmes et d'enfants chaque année, s'il n'y a plus cette maternité."

Dominique Théveniau

La maternité avait obtenu encore un sursis l'an dernier. Dominique Théveniau fustige cette nouvelle, redoutée depuis cinq ans : "L'ARS a toujours essayé de décourager les femmes, le personnel, en poursuivant de six mois en six mois cette maternité, c'est une attitude déplorable".