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La métropole lilloise en alerte renforcée : "des mesures à l'effet emblématique"

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Par , France Bleu Nord

Invité de France Bleu Nord, François-René Pruvot, président de la commission médicale d'établissement au CHU de Lille et de la Conférence des présidents de commissions commente le passage de la métropole lilloise en alerte renforcée.

François-René Pruvot, président de la commission médicale d'établissement au CHU de Lille
François-René Pruvot, président de la commission médicale d'établissement au CHU de Lille - © CHU Lille

France Bleu Nord : que pensez-vous des mesures annoncées par le ministre de la Santé ?

François-René Pruvot :  C'est difficile de les juger. Très clairement, elles ont essentiellement un effet emblématique. Il faut alerter l'opinion qui n'avait peut-être pas pris suffisamment conscience de la diffusion de l'épidémie. Je ne sais pas si les mesures seront totalement efficaces mais c'est une décision, on l'applique, on l'assume. 

Fermer les bars à 22 h, est-ce une mesure efficace pour lutter contre les contaminations ?

Elle aura un certain degré d'efficacité mais nous avons tous été étudiants. Si après 22 heures les bars sont fermés, les jeunes iront dans des appartements, se réuniront ailleurs mais effectivement  la portée même de l'agrégation des jeunes entre eux sera limitée. Il ne faut pas stigmatiser les jeunes. Cela perturbe la vie familiale. Le week-end, soit ils restent à Lille, soit ils portent systématiquement un masque en veillant aux mesures de désinfection lorsqu'ils retrouvent leur famille. 

Les hôpitaux commencent à être sous tension. Est-ce  que les lits en réanimation commencent à se remplir ? 

Oui mais avec des chiffres plus faibles que lors de la première vague. Le gouvernement a fixé le passage au niveau d'alerte maximum à 30% d'occupation des lits de réanimation par des malades de la covid-19. Nous n'en sommes pas là dans la région.  

Pour vous, il est important de maintenir toutes les activités du centre hospitalier ? 

C'est essentiel. C'est une autre façon pour nous de traduire ce qu'a dit le Président de la République, "vivre avec le virus" mais cela entraîne des réorganisations des mesures barrières, des flux différenciés qui sont lourdes à mettre en place. 

Comment vont les soignants aujourd'hui ? 

Question redoutable. Je pense qu'il y a une forme de lassitude. Je dirai même à certains endroits un peu de sidération. Sidération par le fait qu'on a vécu un moment difficile, que l'on s'apprêtait à devoir réorganiser l'hôpital et que là, on voit un double effet : le travail dans l'hôpital va être beaucoup plus lourd et en même temps la vie de citoyen va être plus difficile. 

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