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Santé – Sciences

"La ministre de la Santé se moque de nous" : la grève se poursuit à l'hôpital de Bourges

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Par , France Bleu Berry

Une partie du personnel de l'hôpital de Bourges participe à la journée d'action nationale pour protester contre la politique du gouvernement. Les 750 millions d'euros débloqués par le ministère de la Santé n'ont pas convaincu les syndicats.

La colère ne retombe pas parmi le personnel du centre hospitalier Jacques Cœur de Bourges
La colère ne retombe pas parmi le personnel du centre hospitalier Jacques Cœur de Bourges © Radio France - Jérôme Collin

Bourges, France

Mise à jour jeudi 19 septembre : de son côté, la direction admet qu'il y a des postes de médecins vacants. Mais le recrutement est difficile, elle ne parvient pas à trouver de candidats pour les postes. Tout est donc fait pour pouvoir attirer les candidats. En parallèle, un travail est mené pour que les habitants viennent moins à l'hôpital. L'établissement a ainsi mis en place des visites au domicile de personnes âgées, de la prévention qui permettra peut-être plus tard d'éviter des hospitalisations

Dans le hall du centre hospitalier Jacques Cœur de Bourges, une vingtaine de médecins, infirmiers, aide-soignants sont présents ce mercredi. Cela fait quatre mois que la grève dure à Bourges. Une grève certes symbolique, mais le personnel veut participer à cette journée d'action nationale, deux jours après les annonces de la ministre de la Santé. Agnès Buzyn a promis une enveloppe de 750 millions d'euros pour tenter de régler la crise dans les services d'urgences

Pas de réponse convaincante de la ministre de la Santé...

Une annonce peu convaincante pour le personnel et les syndicats. "On veut des embauches, on demande aussi des revalorisations salariales et on veut arrêter la fermeture de lits. Sur tous ces points, on n'a rien du tout", réagit Armelle Paris, déléguée CGT-Santé à l'hôpital de Bourges. "Ce qui est important, ce sont nos conditions de travail mais la finalité, c'est que les patients soient bien pris en charge", ajoute-t-elle.

La ministre de la Santé se moque de nous"

Valérie Martin est infirmière depuis 33 ans. Elle fait part de son ras-le-bol et celui de ses collègues. "Ça fait des années qu'on tire la sonnette d'alarme. En passant dans les services, on croise des collègues en larme. Ils sont arrêtés par les médecins pour épuisement professionnel", témoigne Valérie Martin sur France Bleu Berry.

Aller aux urgences, c'est un cauchemar en tant qu'usager et c'est un cauchemar d'y travailler"

Une pancarte du personnel du centre hospitalier de Bourges - Radio France
Une pancarte du personnel du centre hospitalier de Bourges © Radio France - Jérôme Collin

Les patients eux aussi témoignent

À Bourges, la CGT considère qu'il manque au moins 75 postes. Ceux qui sont vacants et ceux qu'il faudrait créer. Le personnel de l'hôpital de Bourges évoque les conséquences sur les patients. "Les personnes qui attendent des heures sur des lits, les gens qui hurlent parce qu'ils sont perturbés, les patients qui ont mal, les gens qui font leurs besoins sur eux parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement. Malheureusement, on s'est habitué à ça", décrit Valérie Martin.

Les patients, eux aussi, prennent la parole. "J'ai emmené une fois ma femme aux urgences à 18 heures après une chute. À 3 heures du matin, on y était toujours", explique José. "On les voit courir partout, ils sont débordés. Il faut que le gouvernement ouvre les yeux rapidement. Ça concerne notre santé à tous !", ajoute une autre patiente.

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