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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La Nouvelle éco : À Montpellier, ils veulent rééduquer les malades du Covid long avec des objets connectés

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Par , France Bleu Hérault

Certains malades du Covid-19 développent des séquelles à long terme : une perte de force, d'amplitude de mouvement ou d'équilibre. Pour les aider à retrouver ces capacités, la start-up montpelliéraine KInvent propose des objets connectés. Une chronique en partenariat avec ToulÉco Montpellier.

Pour l'instant, seuls les professionnels de la rééducation peuvent utiliser les objets connectés de la start-up montpelliéraine KInvent.
Pour l'instant, seuls les professionnels de la rééducation peuvent utiliser les objets connectés de la start-up montpelliéraine KInvent. - KInvent

Selon la députée héraultaise Patricia Mirallès, entre 10 et 30% des malades du Covid-19 développent des séquelles à long terme : un essoufflement rapide, une difficulté à marcher ou à réaliser certains mouvements de la vie quotidienne. Depuis 2018, la start-up montpelliéraine KInvent commercialise des objets connectés utilisés par des professionnels de la rééducation.

L'équipe de KInvent.
L'équipe de KInvent. - KInvent

Avec la crise sanitaire, les kinésithérapeutes s'appuient sur ces outils pour accompagner les malades du Covid-19. "On a remarqué que certains avaient moins de force, pour attraper des objets ou pour marcher, et aussi moins d'équilibre", indique Athanase Kollias, fondateur de KInvent.

Les outils créés par l'entreprise sont équipés de capteurs. Ils permettent de mesurer les capacités des patients. Ces données sont transférées en temps réel sur une application mobile, ce qui permet de suivre les progrès. "On peut par exemple placer un capteur sur le tibia et voir l'amplitude de mouvement du genou, détaille le professionnel. Un autre de nos objets ressemble à une balance : il permet de mesurer la force que vous mettez dans vos deux jambes. On a aussi un dynamomètre. Quand le patient pousse dessus, on peut mesurer sa force musculaire.

En quelques mois, difficile de voir les retombées mais une tendance positive se dessine, explique Athanase Kollias, fondateur de KInvent.

Pour l'instant, seuls les professionnels ont accès à ces outils. Ils sont 3.000 dans le monde (25% d'entre eux en France), 100 dans l'Hérault et dans les départements aux alentours. KInvent travaille par exemple avec le CHU de Montpellier. La start-up veut, d'ici la fin du mois, proposer ses services directement aux professionnels.

Interview d'Athanase Kollias, fondateur de la start-up montpelliéraine KInvent

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