Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : La nouvelle éco

La nouvelle éco : une entreprise rochelaise développe une technologie pour limiter les erreurs médicamenteuses

-
Par , France Bleu La Rochelle, France Bleu

Aider les professionnels de santé à éviter les erreurs médicamenteuses, c'est l'idée d'Eurekam. Cette entreprise rochelaise, basée à Lagord, a développé une technologie qui repose sur des algorithmes d'Intelligence Artificielle.

Des caméras placées dans l'isolateur permettent de détecter, via un algorithme, les erreurs qui peuvent survenir lors de la préparation des médicaments.
Des caméras placées dans l'isolateur permettent de détecter, via un algorithme, les erreurs qui peuvent survenir lors de la préparation des médicaments. © Radio France - Eurekam

Créer un médicament, c'est un peu comme faire la cuisine : il faut respecter la recette. Sauf que quand on fait une erreur, les conséquences ne sont pas les mêmes. C'est là qu'intervient Eurekam, une entreprise rochelaise basée à Lagord. Ses co-fondateurs, Benoit Lefranc et Loïc Tamarelle, ont eu l'idée d'utiliser un système d'algorithmes pour aider les professionnels de santé à éviter les erreurs médicamenteuse.

9% d'erreurs médicamenteuses dans le monde de la chimiothérapie

Des erreurs médicamenteuses dans le monde de la chimiothérapie, il y en a 9%. Et c'est là que la technologie d'Eurekam entre en jeu. Tout se passe dans un isolateur, la "boite" stérile dans laquelle le préparateur en pharmacie glisse ses mains et met au point les médicaments. Dans cette boite sont placées plusieurs caméras. Elles vont filmer tout le processus de création du médicament. 

Sur l'écran en face de lui, le préparateur en pharmacie peut vérifier en temps réel que chaque étape de la fabrication du médicament s'est déroulée sans erreur.
Sur l'écran en face de lui, le préparateur en pharmacie peut vérifier en temps réel que chaque étape de la fabrication du médicament s'est déroulée sans erreur. © Radio France - Eurekam

"Le système va accompagner le préparateur, il va lui indiquer quoi faire, à quel moment le faire", explique Loïc Tamarelle. En temps réel et sur un écran en face de lui, le préparateur obtient un retour sur chacun de ses gestes. Première étape : l'algorithme vérifie que le produit utilisé est bien le bon. Ensuite, il s'assure que la dose utilisée est correcte. Un peu trop ou pas assez de produit peut conduire à une erreur de traitement aux graves conséquences pour les patients."Le système peut bloquer la préparation en cas de détection d'erreur, ou bien laisser le préparateur passer à l'étape d'après si tout va bien", précise Loïc Tamarelle. 

L'homme et la machine main dans la main

Derrière la vérification de la machine, l'homme peut toujours s'assurer que tout est bien sécurisé. Loïc Tamarelle ajoute que "le système est relié aux serveurs internes des hôpitaux, sur lesquels sont sauvegardées les données de la préparation". Le préparateur en pharmacie peut donc revenir sur sa fabrication à tout moment. Prix du système : 38 000 euros. Cela peut sembler cher, mais ça fonctionne. 55 hôpitaux et cliniques l'ont déjà adopté. "Sur certains sites, il a arrêté jusqu'à huit erreurs graves par semaine", assure Loïc Tamarelle.

Et si la technologie a été créée au départ pour les traitements contre le cancer, l'algorithme contrôlera bientôt la préparation du vaccin Pfizer contre le coronavirus.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess