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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la pharmacie du CHU de Montpellier totalement réorganisée pour gérer les vaccins

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Par , France Bleu Hérault

Depuis deux mois, c'est la pharmacie du CHU de Montpellier qui réceptionne et redistribue tous les vaccins contre le Covid-19 dans le département de l'Hérault. Dans quelques jours, les officines libérales recevront directement les stocks destinés à la médecine de ville. Toute une organisation.

Tous les vaccins transitent par le CHU de Montpellier
Tous les vaccins transitent par le CHU de Montpellier © Maxppp - Guillaume BONNEFONT

Tous les vaccins contre le coronavirus qui sont ensuite redistribués dans les différents centre de vaccination de l'Hérault transitent par la pharmacie du CHU de Montpellier. C'est une sacré organisation, aujourd'hui bien rodée. Une organisation qui monte en puissance.  Maxime Villiers, le patron de la pharmacie du centre hospitalier universitaire de Montpellier, était l'invité de France Bleu Hérault ce vendredi matin.

"Il a fallu qu'on se réorganise et qu'on constitue une équipe entièrement dédiée à ces vaccins."

Comment cela se passe depuis maintenant deux mois, à la pharmacie du CHU ?

Montpellier est le distributeur de vaccins pour le département de l'Hérault et une partie du sud de l'Aveyron. Ça se passe finalement plutôt bien, même s'il a fallu qu'on se réorganise de manière assez importante en interne pour absorber ce flux de réception et de distribution de vaccins, en plus de notre travail pour le CHU de Montpellier. 

En quoi a consisté cette réorganisation ? Il a fallu acheter du matériel ?

Une partie du matériel nous a été fournie par Santé publique France, notamment les super congélateurs à -80 degrés qui sont nécessaires au stockage des vaccins Pfizer, les premiers que l'on a reçus fin décembre. Et puis après, il a fallu aussi que l'on constitue une équipe dédiée à la réception, la préparation et l'étiquetage, l'envoi des vaccins, le lien avec l'ARS, le lien avec les différents centres de vaccination et autres établissements de santé ou structures médico sociales. 

Vous diriez qu'aujourd'hui, vous êtes dans un rythme de croisière en quelque sorte ? 

Pas vraiment. Parce que l'activité ne fait finalement qu'augmenter. On a commencé avec Pfizer avec une activité heureusement qui a augmenté pour les besoins de vaccination de la population. C'est bien l'essentiel, mais il a fallu s'adapter un peu au jour le jour à des augmentations de doses reçues et des augmentations de destinataires, des modifications de l'organisation. Ça s'est un peu calmé. 

Et puis maintenant, il y a l'arrivée du vaccin AstraZeneca et du Moderna, qui est attendu ce week end. Donc, finalement, on est toujours en train de revoir le dimensionnement. À partir de ce week-end, on aura à gérer trois vaccins et plus seulement le vaccin Pfizer. Ce n'est pas toujours simple de jongler avec ces trois vaccins. Donc une activité routinière ? Non, malheureusement, je ne pense pas qu'on puisse dire ça pour l'instant. 

"Les vaccins sont en sécurité car ils font partie de notre pharmacie qui est elle-même déjà ultra-sécurisée."

Vous avez conscience quand même que vous détenez dans vos frigos un bien précieux, très précieux même ? J'imagine qu'il faut sécuriser le transport, notamment ?

Alors ils sont sécurisés parce que les pharmacies hospitalières en particulier, sont des lieux sécurisés, vu qu'on stocke des médicaments. Pour ce qui est du transport, au tout début, la partie Pfizer était particulièrement sécurisée. Il y a toujours des modalités de sécurisation mais qui se sont quand même un peu assouplies.

Le vaccin AstraZeneca, par exemple, qui est le dernier arrivé, passe pour l'instant par nous, juste sur les premières livraisons, mais qui devrait être disponible par le biais des pharmaciens d'officine et des médecins généralistes et être distribué directement sur le monde ambulatoire sans passer par la pharmacie hospitalière, ce qui me semble être une bonne chose. Et donc cela va suivre le circuit de n'importe quel vaccin. Ça va nous soulager. Et puis, ça va faciliter les conditions d'accès. Ça va. J'espère permettre d'augmenter le taux de couverture vaccinale.

"Il faut être patient ,mais plus les semaines passent plus on pourra vacciner."

Justement au rythme qu'on a pris actuellement, combien de temps estimez-vous qu'il faudra pour immuniser la population et vacciner tous ceux qui le souhaitent dans le département ? 

Malheureusement, je serais tenté de vous dire qu'il faut être encore un peu patient parce que les réceptions de vaccins que l'on a actuellement sont encore en-deçà de la forte demande que nous avons. Mais le temps passant, je pense qu'on va réussir à grignoter petit à petit ce retard, entre guillemets. Et puis il y a de nouveaux vaccins qui sont prévus, le vaccin Janssen doit arriver courant avril. Il y a aussi dans les tuyaux le vaccin Curva, qui est censé arriver un petit peu après. Donc, on va dire que plus les semaines passent, plus on pourra vacciner. 

"Il vaut mieux avoir quelques symptômes grippaux avec l'AstraZeneca que de ne pas être vacciné du tout."

Le vaccin AstraZeneca est celui qui est le plus décrié parce qu'il aurait davantage d'effets secondaires que les autres. C'est quelque chose qui vous remonte aussi ?

Oui, c'est quelque chose qui nous remonte. Il y a a priori pas mal de syndromes pseudo-grippaux, c'est à dire, en gros, de la fièvre, des allergies et des sensations de fatigue. Ces effets indésirables étaient connus au vu des essais cliniques. Ce que l'on regarde le plus en ce moment, c'est finalement la puissance de ces effets indésirables. Certains professionnels de santé qui se sont fait vacciner ont dû s'arrêter de travailler pendant une demi journée ou une journée, donc on est en train de suivre ça. Le vaccin Pfizer semble mieux toléré, mais il vaut mieux avoir un syndrome grippal sur une demi journée ou une journée, mais être vacciné contre le Covid plutôt que de ne pas être vacciné. 

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