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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

"La relance éco" : l'épidémie de Covid a soudé les ambulanciers de Mainsat

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Par , France Bleu Creuse

A Mainsat, l'entreprise d'ambulance de Tommy Martin n'a pas chômé depuis le confinement. Qu'il s'agisse des urgences liées au coronavirus, ou à la reprise des consultations, son équipe de sept salariés est sur le pont. Une activité qui justifie à leurs yeux une reconnaissance des autorités.

Une ambulance de Mainsat
Une ambulance de Mainsat - Ambulances Mainsat

Pas de répit pour les sept salariés des Ambulances Mainsat : maintenant qu'on est déconfinés, les consultations médicales reprennent et leurs services sont très sollicités. On fait le point avec Tommy Martin, le patron et délégué départemental de la Fédération nationale pour la mobilité sanitaire (FNMS).

"On a été au front, avec le matériel qu'il fallait"

Pendant le confinement, les ambulances de Tommy Martin ont continué à assurer les urgences quotidiennes en lien avec le SAMU. "Les taxis pour les consultations ont été mis en pause pour évier la transmission du virus, détaille Tommy Martin. En revanche on a assuré les gardes préfectorales : toutes les nuits, les weekends et les jours fériés, sur chaque secteur en Creuse, une ambulance est disponible." 

Ses ambulances ont aussi transporté des patients atteints, ou soupçonnés d'être atteints par le coronavirus : "il y a eu beaucoup de suspicions, qui ont été pris en charge avec toutes les précautions possibles." Une prise en charge assurée grâce à des investissements dans des protections : "il a fallu investir sur les masques FFP2, les masques chirurgicaux, les surblouses, les visières ... un ensemble de matériel qu'on a dû trouver très rapidement, malgré les circonstance s: ça a été très compliqué d'en commander. L'ARS a pu nous fournir une partie des masques chirurgicaux."

Loin de fragiliser les équipes, cette crise a renforcé les liens entre les ambulanciers :  "On a été au front, avec le matériel qu'il fallait, donc ça a rassuré tout le monde. On a aussi eu des formations complémentaires par le SAMU de la Creuse, explique Tommy Martin. L'urgence, c'est notre cœur de métier." Son équipe s'est également proposée pour faire des gardes spéciales Covid, en lien avec l'association des transports sanitaires urgents de la Creuse. 

Vers un statut proche des soignants pour les ambulanciers ?

Passé le confinement, tout ne revient pas à la normale pour les ambulances de Mainsat : "les consultations reprennent petit à petit. Il y a beaucoup de transports sur les IME, et beaucoup de retard dans les consultations, notamment pour les dentistes et les ophtalmologues." Surtout, la crise a exposé une contradiction dans leur statut d'ambulanciers urgentistes privés : "On est encore sous l'égide du ministère des transports, pointe Tommy Martin. C'est une aberration. Il faut savoir que l'ambulancier est diplômé d'état. On est formés par des médecins urgentistes réanimateurs. Moi, personnellement, j'ai été formé au CHU de Limoges."

Ce qui coince, donc, c'est avant tout la reconnaissance en tant que personnel soignant à part entière. Les ambulanciers sont en effet en première ligne pour les urgences. Au moment du confinement, ça a même posé problème aux ambulances de Mainsat : "On a rencontré des difficultés pour se fournir en masques dans les pharmacies puisqu'on n'étaient pas considérés comme des soignants. Il est temps de changer ce statut", défend Tommy Martin. De fait, les ambulanciers urgentistes privés ne devraient pas toucher la "prime Covid" destinée aux soignants. Le 2 juin dernier, une proposition de loi a été déposée à l'Assemblée afin de tenter de modifier ce statut.

Dans les mois qui arrivent, les ambulances de Mainsat comptent bien rattraper le temps perdu en reprenant les transports programmés. Tommy Martin indique aussi vouloir développer "l'ambulance de l'urgence. On aimerait réduire les délais de pris en charge hospitalière à domicile, puisqu'on sait que la Creuse est vaste, le réseau secondaire compliqué, ce qui donne des temps intervention très longs."

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