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La Rochelle : une dizaine de médecins hospitaliers vont "démissionner" cette semaine

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Par , France Bleu La Rochelle

La menace avait été brandie à la mi-janvier : en l'absence de négociation avec le gouvernement, plusieurs centaines de médecins hospitaliers démissionneront de leurs fonctions administratives. A La Rochelle, ils sont une dizaine. Leur décision doit être effective d'ici la fin de la semaine.

Infirmières en grève au service neurologie de l'hôpital de La Rochelle
Infirmières en grève au service neurologie de l'hôpital de La Rochelle © Radio France - Gérald Paris

Chose promise, chose due. Plusieurs centaines de médecins hospitaliers démissionnent de leurs fonctions administratives. Ils l'avaient annoncé mi-janvier : sans négociation avec le gouvernement sur les moyens mis à disposition de l'hôpital public, plus de 1 200 médecins français abandonneront ces fonctions, promettait le Collectif Inter-Hospitalier.

Trois semaines plus tard et après un rendez-vous "décevant" avec la ministre de la Santé Agnès Buzyn, le 17 janvier dernier, ils sont 200 à l'avoir fait. Au Centre Hospitalier de La Rochelle, ils sont une dizaine à s'y être engagés. Ils sont anesthésistes, infectiologues, néphrologue, et dénoncent un manque de moyens humains et financiers.  

Peu de budget pour les projets médicaux en Charente-Maritime

Julien Béguec est chargé des soins palliatifs à l'hôpital de La Rochelle. Et en tant que chef de service, il doit notamment présenter et porter des projets sur tout le nord de la Charente Maritime. Mais il affirme que depuis une dizaine d'années, il n'y a quasiment plus de budget alloué. Ni par l'ARS, l'Agence régionale de santé, ni par la direction de l'établissement. Alors la plupart des idées sont abandonnées.

Il faut qu'on aille nous-mêmes démarcher des financeurs, comme les communautés de communes, pour expliquer à notre direction que le projet est éventuellement valable. Mais ce n'est pas mon boulot ! 

Ce médecin a donc pris une décision radicale : tout arrêter. "Je vais arrêter de me battre contre des moulins à vent qui prennent leurs décisions uniquement sur des critères économiques et qui sont pris envers et contre nos avis", déplore-t-il.

Une décision surtout symbolique

Julien Béguec est sûr de lui : il démissionnera, dans les tout prochains jours, de ses fonctions administratives, comme son collègue, le chef du service anesthésie. Mais Philippe Gaudin l'assure, cette décision est "essentiellement symbolique" .

Ce qui va changer, ce sont surtout nos rapports avec la direction. Pour les patients, ça ne va rien changer. En fait, on continue notre rôle de soignant et notre rôle de management auprès de nos équipes médicales et paramédicales. C'est une grève administrative pure.

Cette "grève" sera effective d'ici la fin de la semaine, dès lors que la dizaine de chefs de service aura signé la dernière version de leur lettre de démission. Elle doit ensuite être envoyée à la direction du Centre Hospitalier ainsi qu'au ministère de la Santé.

Le personnel hospitalier prévoit d'ores et déjà une nouvelle journée de mobilisation nationale dans une dizaine de jours, le 14 février prochain, avec notamment, une manifestation à Paris.

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