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Santé - Sciences

La Sécu attaque en justice un site internet qui propose d’obtenir des arrêts de travail "sans se déplacer"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) a annoncé mardi son intention d'engager "une action en référé" contre le site de téléconsultation arretmaladie.fr. Ce dernier propose d'obtenir "des arrêts de travail de courte durée".

Un arrêt de travail
Un arrêt de travail © Maxppp - BOUTRIA LUC

Ce site internet fait polémique. Créé en Allemagne fin 2018, arretmaladie.fr avait annoncé mardi matin son lancement en France, en mettant en avant la possibilité de se faire prescrire "un arrêt maladie de quelques jours (2 à 3 maximum) pour des pathologies simples et courantes : coup de froid, stress, douleurs menstruelles, gastro-entérite, etc".

Le site promet en effet d'obtenir un arrêt maladie sur internet et pour 25 euros. Mais cette promesse alléchante cache surtout un site de téléconsultation en ligne, qui ne vous garantit finalement en rien d'obtenir un arrêt maladie, a pu constater franceinfo.

La démarche n'est pas si simple, il faut d'abord remplir un questionnaire avec ses symptômes, puis arretmaladie.fr, qui est seulement une façade, vous réoriente vers un autre site, bien plus classique cette fois-ci, un site de téléconsultation par internet où vous prenez rendez-vous avec un médecin, vous échangez avec lui par vidéo, et à l'issue de la consultation de 25 euros, il vous délivre ou non un arrêt maladie.

La Sécu attaque en justice

La réaction de la Sécurité sociale n'a pas tardé : la Cnam "en lien avec le Conseil de l'ordre des médecins" a indiqué qu'elle "va mettre en demeure immédiatement le site de cesser ses activités et engager également, à cette fin, une action en référé".

"Les arrêts de travail ne sont pas des produits de consommation, susceptibles d'être distribués sur demande des patients", a souligné l'Assurance maladie.

Même son de cloche du côté du ministère de la Santé. "C’est une forme de marchandisation de la médecine, de consumérisme et ce n'est pas la façon dont j'imagine le métier de médecin", a dénoncé la ministre Agnès Buzyn sur franceinfo le 13 janvier. "J'ai demandé à mes services de faire un recours en justice contre ce site, car pour moi, c'est totalement contraire à ce que doit être aujourd'hui la médecine", a-t-elle ajouté, précisant attendre les conclusions de l'Ordre national des médecins qui "s'est saisi du cas".

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