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Dossier : Coronavirus Covid-19

"La situation est catastrophique", alerte le professeur Bruno Lévy, chef de la réanimation au CHRU de Nancy

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Le chef du service médecine intensive et réanimation médicale au CHRU de Nancy, le professeur Bruno Lévy, était l'invité de France Bleu Lorraine ce mardi 30 mars. Il alerte sur la saturation de l'hôpital à cause du Covid et réclame un confinement strict.

Le professeur Bruno Lévy, chef du service médecine intensive et réanimation au CHRU de Nancy
Le professeur Bruno Lévy, chef du service médecine intensive et réanimation au CHRU de Nancy © Maxppp - Alexandre Marchi

Il se fait rare dans les médias et s'exprime généralement quand la situation est grave. Le professeur Bruno Lévy, chef du service médecine intensive et réanimation médicale au CHRU de Nancy, était l'invité de France Bleu Lorraine ce matin. "La situation est catastrophique", explique-t-il, en référence à la pandémie de coronavirus et ses conséquences sur l'hôpital.

Plus aucun lit de réanimation disponible

"C'est simple, nous avons 102 lits ouverts sur 67 normalement. Les 102 lits sont pleins ce matin. Nous n'avons plus la possibilité d'accueillir le moindre malade", détaille le professeur Lévy. Si le chef de service précise qu'on pourra encore "pousser les murs", Bruno Lévy veut exprimer une certaine colère : 

"Cri de colère contre une politique qui ne nous écoute, une agence régionale de santé qui ne nous aide pas et nous force à faire ce qu'on ne veut pas faire, c'est à dire faire des choix. On va être obligé par la déprogrammation de détériorer la santé de la population et faire des choix dans l'accueil du patient. Peut-être que votre parent de 70 ans, on ne pourra pas le prendre en réanimation."

Bruno Lévy qui affirme qu'on compte déjà plusieurs morts de personnes cardiaques dont les opérations ont été déprogrammées à Nancy

Manque de bras

Si contrairement à la première vague, les hôpitaux ne manquent pas de place ni de matériel, ils manquent de bras : "On ne trouve personne pour travailler en réanimation. On n'arrivera pas à ouvrir 160 lits de réanimation comme on l'a fait il y a un an. Lors de la première vague, on avait eu des renforts de toute la France, aujourd'hui, les gens sont démobilisés, fatigués. Il nous manque des bras et des gens spécialisés."

Un phénomène qui s'explique aussi car les autres régions sont aussi frappées par le virus. Selon le professeur Bruno Lévy, il a été demandé à l'agence régionale de santé de fermer l'école d'infirmiers-anesthésistes pour récupérer un peu de personnel supplémentaire. Le médecin qui demande aussi un confinement strict du pays, seul moyen selon lui de casser la dynamique du virus.

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