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Santé – Sciences

La suppression du numerus clausus ne résoudra pas à elle seule la désertification médicale dans l’Yonne

jeudi 6 septembre 2018 à 16:13 Par Isabelle Rose, France Bleu Auxerre

La suppression du numerus clausus est actuellement étudiée par le gouvernement. Réactions mitigées dans l’Yonne : Une avancée pour un médecin de Puisaye, une mesure parmi d’autres pour la présidente de l'association des maires ruraux de l'Yonne,

© Maxppp -

Yonne, France

Le gouvernement va sans doute en finir avec le numerus clausus des étudiants en médecine. Ce système mis en place en 1972, permet de limiter le nombre de candidat admis en deuxième année (15 % seulement l'an dernier). On peut donc imaginer que dans les années à venir, plus de médecins sortiront de nos universités et que cela réglera en grande partie le problème du manque de généralistes et de spécialistes en zone rurale.

"Il ne faut pas se leurrer : La campagne n'a jamais attiré les médecins" - Paulo Moreira, généraliste à Saint-Sauveur en Puisaye

Paulo Da Silva Moreira, médecin à Saint sauveur mais aussi maire de Treigny le pense. "Il faut s’imaginer que les médecins qui venaient avant en campagne ne venaient pas non plus par vocation, ils venaient pour raison économique quand les villes étaient surchargées par exemple, il était plus facile de s’installer en campagne. Il ne faut pas se leurrer, la campagne n’a jamais attiré plus que ça les médecins. Prenez l’exemple des médecins qui nous ont précédés, tous venaient de régions différentes et se sont installés chez nous, parce que c’était plus facile, faute de pouvoir le faire dans des villes plus importantes, plus chères avec une concurrence plus forte. C’est un système de vases communicants. Donc je ne peux que me féliciter d’une décision comme celle-ci. Il y a des besoins supplémentaires, il faut agir" conclut le médecin.

"La suppression du numerus clausus est une mesure parmi d'autres" - Dominique Chappuis, présidente de l'association des maires ruraux de l'Yonne

En revanche pour Dominique Chappuis, présidente de l'association des maires ruraux de l'Yonne, et maire de Rosoy. Supprimer le numerus clausus n'est qu'une mesure parmi d'autres mais ça ne répond pas à l'urgence de la situation. "Vu le manque de généralistes et le retard que nous avons pris il est clair que les effets ne vont pas être rapide à voir. Je pense qu’il y a d’autres réponses à apporter comme par exemple, sur chaque territoire être plus attractif et savoir accueillir les étudiants. Il faut aussi qu’il y ait une vraie concertation locale. Il est illusoire de monter une maison médicale chacun de son côté pour ne pas avoir de médecins qui y exercent. Il faut que dans chaque village où s’installe un médecin, les élus mettent tout en œuvre pour qu’il ait envie de rester avec sa famille. De toute façon il n’existe pas une seule réponse à la désertification médicale."

Le gouvernement précisera le 18 septembre si il supprime et comment le numerus clausus.