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La télémédecine, une solution pour faciliter l'accès aux soins

Avoir rendez-vous avec un médecin, généraliste ou spécialiste, n'est pas toujours facile, notamment lorsqu'on habite à la campagne. Dans l'Eure, le département de France où il y a le moins de médecins par habitant, des solutions se développent pour faciliter l'accès aux soins.

Téléconsultation de médecine au centre médico-social de Mesnils-sur-Iton avec un médecin du centre de santé de l'hôpital La Musse, à Saint-Sébastien-de-Morsent
Téléconsultation de médecine au centre médico-social de Mesnils-sur-Iton avec un médecin du centre de santé de l'hôpital La Musse, à Saint-Sébastien-de-Morsent © Radio France - Laurent Philippot

"Dix millions d’habitants vivent dans un territoire où l’accès aux soins est de qualité inférieure à la moyenne des territoires français" pointe le troisième volet de l'enquête de l'association des maires ruraux de France, publiée ce jeudi avec France Bleu. Dans ces territoires, souvent ruraux,  le développement de la télémédecine peut apporter une aide aux patients. C'est le cas à Mesnils-sur-Iton (Eure), où le centre médico-social propose depuis le mois de décembre 2020 des téléconsultations. La consultation est effectuée en visioconférence par un médecin du centre de santé de l'hôpital La Musse à Saint-Sébastien-de-Morsent, assisté par une infirmière libérale de la maison de santé dans les locaux du centre médico-social. 24 créneaux sont ouverts par semaine et la prise de rendez-vous se fait au téléphone (02.32.29.32.19) ou sur le site doctolib.fr. "L'idée, c'est de pouvoir offrir une offre de soins dans les meilleurs délais" détaille Maxime Gilliaux, chargé de projet à l'hôpital La Musse. Reste à faire découvrir cette nouvelle offre car à ce jour, deux téléconsultations ont été réalisées, la troisième est prévue ce jeudi. 

REPORTAGE - La télémédecine, une solution pour faciliter l'accès aux soins

Un autre système se développe peu à peu, l'installation de cabines de téléconsultations dans des pharmacies, en accès libre. C'est déjà le cas dans des pharmacies d'Évreux, Vernon, du Val d'Hazey ou des Andelys par exemple où deux à trois téléconsultations sont réalisées par semaine à la pharmacie de l'avenue de la République. 

Stéphanie Fiault, pharmacienne aux Andelys, présente sa cabine de téléconsultation
Stéphanie Fiault, pharmacienne aux Andelys, présente sa cabine de téléconsultation © Radio France - Laurent Philippot

"C'est pas compliqué, c'est comme un ordinateur classique" explique Stéphanie Fiault, de la pharmacie des Andelys

La télémédecine ne s'adresse pas uniquement aux malades, elle peut être aussi utile aux médecins généralistes qui veulent obtenir l'avis d'un confrère spécialiste pour un diagnostic, c'est alors de la téléexpertise. Installé à la limite de l'Eure au pôle de santé de Croisy-sur-Andelle (Seine-Maritime), le docteur Guillaume Boisdin réalise en moyenne trois téléconsultations par jour. 

La téléexpertise, un avantage pour le médecin et pour le patient, selon le docteur Guillaume Boisdin

L'avantage de la téléconsultation, c'est qu'elle peut être réalisée même de son domicile pour le docteur Guillaume Boisdin
L'avantage de la téléconsultation, c'est qu'elle peut être réalisée même de son domicile pour le docteur Guillaume Boisdin © Radio France - Laurent Philippot

Les limites de la téléconsultation

À Gaillon, la maison médicale propose, à titre expérimental depuis plus d'un an des téléconsultations. Des infirmières se déplacent au domicile des patients avec des tablettes connectées au réseau 4G. Un système qui montre des limites techniques, comme au pôle de santé de Croisy-sur-Andelle. "On a réussi a le faire quelques fois, mais ça marche moins d'une fois sur deux" constate le docteur Guillaume Boisdin pour qui "le problème, c'est la connexion internet. À partir du moment où on branche le stéthoscope, on vient manger encore plus de bande passante et on a encore moins de connexion qu'avant"

À Croisy-sur-Andelle, les infirmières ne se servent plus de leur tablette, en attendant un réseau mobile de meilleure qualité
À Croisy-sur-Andelle, les infirmières ne se servent plus de leur tablette, en attendant un réseau mobile de meilleure qualité © Radio France - Laurent Philippot

La téléconsultation ne remplace pas une consultation physique et la relation patient-médecin. "On rend un service à la population qui est en difficulté du fait de la pénurie de médecins" explique le docteur Jean-Yves Doerr qui enchaîne : "C'est une autre façon de rendre service au patient, mais ça ne peut pas être superposé à une consultation dans un cabinet car il y a des pans de la télémédecine qui ne peuvent pas être abordés en télémédecine". Même son de cloche chez son confrère : "Ce n'est pas suffisant la téléconsultation, il fait que cela soit entre deux consultations réelles et pour certains sujets" estime Guillaume Boisdin. 

Dans le cadre de pandémie de Covid-19, les téléconsultations, en forte hausse en France, sont remboursées à 100% par l'Assurance maladie jusqu'à la levée de l'état d'urgence sanitaire. 

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