Santé – Sciences

La vaccination obligatoire d'un enfant est conforme à la Constitution, selon le Conseil constitutionnel

Par Virginie Salanson, France Bleu Auxerre vendredi 20 mars 2015 à 10:17

La vaccination obligatoire d'un enfant est conforme à la Constitution
La vaccination obligatoire d'un enfant est conforme à la Constitution © Maxppp

Le Conseil constitutionnel a tranché. La vaccination d'un enfant doit rester obligatoire. La décision des sages était très attendue en France, car un nombre grandissant de Français s'interrogent sur l'utilité de cette particularité nationale. Les deux parents auxerrois à l'origine de cette affaire devront donc vacciner leur petite fille de trois ans, ils s'y refusaient jusqu'à présent.

La vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite doit rester obligatoire. 

Le Conseil constitutionnel a répondu ce vendredi matin à la question prioritaire de constitutionnalité, déposée par deux jeunes parents icaunais. Ce couple refuse de faire vacciner sa fille de trois ans. Selon eux, certains adjuvants du vaccin seraient toxiques.

La décision du Conseil constitutionnel tente donc de clore le débat sur la vaccination obligatoire. Cette particularité française, instaurée depuis des décennies, concerne uniquement le vaccin DTP.Elle a été instaurée pour tous les bébés dans les années 30 puis 60 quand la diphtérie, le tétanos et la polio étaient des préoccupations majeures de santé publique. La polio et la diphtérie étant particulièrement contagieuses.

Une majorité de Français doit rester vacciner selon les médecins

Ces maladies ont aujourd'hui pratiquement disparu en France et elles ne reviennent pas, car la couverture vaccinale atteint 96% des enfants de six ans. C'est le "principe de l'immunité de groupe" , explique Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations.

Dans l'avenir, les professionnels de santé insistent en tout cas sur la nécessité d'avoir une très grande majorité de Français vaccinés.

Si les parents icaunais à l'origine de cette décision refusent encore de vacciner leur petite fille, la loi prévoit jusqu'à deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.

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