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Santé – Sciences

La ville de Limoges a posé des scellés pour stopper un chantier interdit

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Par , France Bleu Limousin

La mairie de Limoges fait tout pour empêcher une construction interdite sur un terrain classé Seveso. La ville a envoyé des policiers municipaux ce lundi pour qu'ils posent des scellés sur les éléments de chantier déjà sur site. Un chantier qui inquiète les voisins et les services de la ville.

Le maire de Limoges et son équipe avec l'un des voisins du site qui pose problème
Le maire de Limoges et son équipe avec l'un des voisins du site qui pose problème © Radio France - Jérôme Ostermann

Limoges, France

La mairie de Limoges a posé des scellés ce lundi pour stopper un chantier chez des particuliers. Un chantier illégal puisque ce terrain (situé près de la rue Coudert dans un secteur d'habitation en zone nord) est classé ICPE (Installation Classée pour la Protection de l'Environnement) et non pas Seveso comme affirmé par la ville de Limoges. Il y a sous terre des matières dangereuses liées à la présence par le passé d'un équipementier automobile. Ce terrain était occupé par la société Valeo. Elle y fabriquait des plaquettes de frein avec de l'amiante. Cette matière dangereuse étant extrêmement volatile, il a été décidé lorsque l'entreprise a quitté les lieux, de l'enfouir sur site avec toutes les précautions possibles et avec interdiction d'y construire quoi que ce soit si il n'était pas dépollué. 

Nous avons pris beaucoup de poussière. J'espère qu'elle n'était pas contaminée.

Malgré cela, Valeo a réussi à vendre le terrain qui est passé de main en main.  Depuis environ un an et demi, les nouveaux propriétaires ont lancé des travaux pour le raccorder aux différents réseaux. Alain, l'un des plus proches voisins, semble à bout de nerf :"Ils ont emmené des tonnes de cailloux. Ils ont déversé 11 ou 12 bennes de gravillons. Ils ont étalé et ils ont aplani. Il y a eu une poussière terrible. Les trois maisons les plus proches dont la mienne ont pris beaucoup de poussière. J'espère qu'elle n'était pas contaminée avec de l'amiante ou d'autres produits nocifs. Il y a aussi eu beaucoup de bruit. On a été embêté plus d'une fois. Ces gens là semblent se croire au dessus des lois."

Un arrêté interruptif a été pris en octobre dernier. Il n'a pas été respecté. L’auteur a été verbalisé mais a continué ses travaux. Lui dit ne pas avoir été informé cet de arrêt interruptif. Quoiqu'il en soit, le dernier recours de la ville est la pose de scellés ce lundi sur les éléments liés au chantier (voir photo ci-dessous). S'ils sont rompus, cela peut aller jusqu'à 2 ans de prison et 30.000 euros d'amende. Un dernier recours inéluctable vue la possible dangerosité du site explique Cyril Sarlin, directeur sécurité, prévention et salubrité à la ville de Limoges : "Normalement, tout le terrain devrait être en jachère. On ne doit surtout pas gratter au risque de percer les sacs de contenance qui sont enfouis. Cela pourrait se répandre. Au delà de la non maîtrise du droit des sols, on a un réel problème potentiel de santé publique.

L'un des scellés est photographié après avoir été posé par la police municipale - Radio France
L'un des scellés est photographié après avoir été posé par la police municipale © Radio France - Jérôme Ostermann

Après la pose de ces scellés, la mairie ne peut plus rien faire. Si les scellés sont brisés, ce sera à la justice d'entrer en action. D'ailleurs, le maire de Limoges Emile Roger Lombertie, demande publiquement au procureur de la République et au préfet de suivre ce dossier de près. En attendant, la police municipale ira régulièrement vérifier l'état des scellés qu'elle vient de poser.  

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