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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Laissez-nous étudier" : à Nancy, des élèves infirmiers protestent contre la fermeture de leurs écoles

Près de 70 élèves infirmiers du Grand Est, spécialisés en puériculture, anesthésie et bloc opératoire, ont manifesté devant l'Agence régionale de santé à Nancy ce mercredi. Mobilisés pour renforcer les effectifs dans les hôpitaux depuis deux mois, ils demandent à reprendre les cours dès janvier.

Environ 70 élèves mobilisés devant l'Agence régionale de santé de Nancy.
Environ 70 élèves mobilisés devant l'Agence régionale de santé de Nancy. © Radio France - Marie Roussel

Déjà mobilisés au printemps, les élèves-infirmiers du Grand Est sont aujourd'hui épuisés. Depuis deux mois, ces étudiants spécialisés (anesthésie, bloc opératoire et puériculture) sont à pied d'œuvre dans les hôpitaux où ils ont été appelés en renfort. 

"Pire que pendant la première vague"

Sauf qu'entre la première et la deuxième vague, le nombre de postes vacants chez les soignants s'est encore creusé. "D'un point de vue RH, c'est encore pire", raconte Émilien. Cet étudiant enchaîne des journées de douze heures aux urgences d'un hôpital du Pays Haut. "Pendant la première vague, des effectifs supplémentaires avaient été mis en place. On était cinq, aujourd'hui on est trois. Parfois, je suis amené à travailler avec deux intérimaires. Cela complique encore les choses."

Image d'illustration.
Image d'illustration. © Radio France - Marie Roussel

Des étudiants qui ont la désagréable sensation de servir à boucher les trous, dans des services qui sont parfois hors de leur domaine de compétences. "Certaines infirmières ont toujours travaillé dans des blocs, aujourd'hui elles se retrouvent en secteur de cardiologie pour s'occuper de 14 patients, alors qu'elles n'ont jamais eu 14 patients à prendre en charge. Donc elles sont en situation d'échec, en surmenage, nombreuses se sont déjà mises en arrêt maladie."

On n'est pas là pour combler les manques d'effectifs" - Emilien

L'expérience est donc davantage traumatisante que formatrice pour ces élèves, qui demandent à reprendre les cours en janvier, comme c'est le cas dans le reste de la France. "Si l'Agence régionale de santé maintient sa décision de fermer les écoles pour deux mois supplémentaires, ça va prolonger toute leur formation et ils sortiront en 2022 au lieu de 2021", détaille Christian Prudhomme, secrétaire général Force Ouvrière aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg. Ce qui n'est pas sans conséquence sur la vie des étudiants, qui mettent leurs projets personnels entre parenthèse pendant les études. 

Enfin, cet allongement du cursus risque d'entraîner une précarité prolongée, car une partie des étudiants ont recours à des prêts pour payer les prêts de scolarité. Ils s'élèvent jusqu'à 10 000 euros l'année selon les spécialités. 

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