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Landes : on a soumis à de jeunes touristes les consignes de l'ARS pour faire la fête

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Par , France Bleu Gascogne, France Bleu

"Faire la fête sans inviter le coronavirus" : l'Agence régionale de santé lance ce mardi 11 août une campagne d'information destinée à éviter la circulation du virus lors de fêtes de famille ou entre amis.On est allé soumettre ce guide de bonne conduite à l'apéro à une bande de jeunes touristes.

Image d'illustration
Image d'illustration © Maxppp - Eric Audras

"Faire la fête sans inviter le coronavirus" : l'Agence régionale de santé lance ce mardi 11 août une campagne d'information destinée à éviter la circulation du virus lors de fêtes de famille ou entre amis. Pour cette campagne de communication, l'ARS a choisi l'humour, sans doute pour mieux cibler les jeunes. Car ce sont bien eux qui sont pointés du doigt par les autorités actuellement pour leur non-respect des gestes barrières. On a donc imprimé ce document de l'Agence Régional de Santé et on s'est invité chez de jeunes touristes parisiens en vacances à Hossegor. 

Ce groupe de jeunes touristes parisiens loue pour une semaine une maison qui donne sur la place des Landais, haut lieu de la fête à Hossegor. Il est presque midi quand nous les rejoignons. La bande de copains, des filles et des garçons d'une petite vingtaine d'années, semble se réveiller. Ils sont un peu marqués par une nuit qui a du être courte. D'ailleurs la table de leur terrasse s'en souvient. Dessus, trônent encore une bouteille de champagne vide et des verres d'alcool à moitiés vides. Les restes de l'apéro de la veille.

Reportage à Hossegor dans la location de vacances d'une bande de jeunes touristes fêtards.

Notre masque, notre micro protégé et placé sur une perche pour la distanciation, leur rappellent vite la situation. Il faut dire qu'ils ont décidé de laisser cette épidémie de Covid-19 à Paris et de ne pas y penser pendant leur vacances et leurs apéro : "Je pense qu'on a envie de se retrouver et de pas forcément penser à ça. On y a beaucoup pensé ces derniers mois à Paris, là on a envie de faire une petite pause", confie une des filles du groupe. 

Face au document de l'ARS, ils se rendent vite compte qu'ils ne respectent quasiment aucun des gestes barrières préconisés

  • Limiter la liste des invités ? "Bah oui, on est resté entre nous, on a pas invité d'autres gens", répond tout de suite une jeune fille. Mais sa copine lui rappelle la soirée de la veille : "Moi je me souviens qu'hier soir, tu invitais tous les mecs que tu croisais sur la plage". "Ah oui, c'est vrai, je ne m'en rappelais plus", reconnait-elle. 
  • Bannir les bises et les embrassades ? "C'est dur, c'est une tradition française la bise", conteste une des fille du groupe. "On se fait la bise et des câlins entre nous, pas aux autres sur la plage", tente de corriger un garçon. 
  • Sur la piste de danse, bannir la chenille et le "paquito" et préférer le Madison ? "Euh c'était y a 20 ans ça !", rigole un jeune qui estime visiblement que l'ARS Nouvelle-Aquitaine n'est pas trop à la page en terme de référence musicale. "Ce sont des danses qu'on ne danse pas de toute façon", poursuit une autre jeune fille du groupe. "La chenille, ce n'est pas notre délire, nous on twerk (sic)...". Le groupe explose de rire. 
  • On espace le plus possible les places assises pour respecter la distanciation ? "Ça, c'est le genre de trucs auxquels on peut peut-être penser en début de soirée ... mais à la fin de l'apéro il n'y a plus vraiment de distanciation", reconnaissent en chœur plusieurs de ces jeunes parisiens.

Et c'est bien cela le problème qu'ils relèvent tous ensemble pour la distanciation sociale. Quoi de plus sociabilisant qu'un apéro, ajoutez à cela la désinhibition liée à l'alcool et des jeunes qui se sentent peu concernés par l'épidémie : résultat pour les gestes barrières, avec un verre ça va, plus, bonjour les dégâts.

Se faire tester avant une fête

"Si on a de petits symptômes, il ne faut vraiment pas hésiter à se faire tester", explique ce mardi le docteur Daniel Habold, directeur de la santé publique et environnementale à l'Agence Régionale de Santé. Il encourage les uns et les autres à se faire dépister en cas de symptômes, au moins 48 heures avant de participer à une fête : "Il y a du test de tous les côtés qui sont accessibles actuellement. Si on prévoit une fête, une réunion de famille, ne pas hésiter à se faire tester avant. On voit bien qu'un certain nombre de nos clusters sont issus de rassemblement familiaux ou festifs amicaux". 

A noter que sur les 12 clusters suivis ce mardi par l'ARS Nouvelle-Aquitaine, aucun n'est suivi dans les Landes. En revanche dans un regroupement de cas identifié au Pays Basque, suite à un enterrement de vie de garçon le week-end dernier, cinq jeunes Landais étaient présents, dont, au moins deux, sont positifs au nouveau coronavirus. L'Agence Régionale de santé attend les résultats définitifs des tests de dépistage pratiqués sur le groupe d'amis. Les cas contacts sont aussi en cours d'identification.

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