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Landes : détecter le coronavirus dans le prélèvement des eaux usées

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Le Covid-19 détectable dans les selles des malades... C'est l'objet du projet national Obépine (Observatoire épidémiologique dans les eaux usées). Les stations d'épuration effectuent des prélèvements analysés ensuite par des laboratoires. La Nouvelle-Aquitaine veut étendre le procédé.

Selon le taux de concentration du virus dans les eaux usées, il est possible de dessiner la courbe d'évolution de l'épidémie. Selon le taux de concentration du virus dans les eaux usées, il est possible de dessiner la courbe d'évolution de l'épidémie.
Selon le taux de concentration du virus dans les eaux usées, il est possible de dessiner la courbe d'évolution de l'épidémie. © Maxppp - Nolwenn Cosson

En Nouvelle-Aquitaine, où l'épidémie gagne du terrain, l'idée est de mettre en place un réseau avec l'ARS et les laboratoires. L'idée ? Prélever les eaux usées, pour détecter le coronavirus.

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En avril dernier, cela avait permis de détecter le virus avant même que les hôpitaux n'accueillent les premiers malades. Le processus existe déjà à Arcachon, et il peut s'avérer très utile, comme l'explique Henri Sabarot, conseiller de la région Nouvelle-Aquitaine en charge de l'eau : "L'avantage des prélèvements dans les eaux usées, c'est que l'on peut détecter la présence de Covid avant qu'il y ait des réactions sur le terrain", c'est-à-dire avant que des gens soient contaminés et présentent des symptômes.

Comment ça marche ? 

Chaque jour, les eaux sont prélevées deux fois : à l'entrée et à la sortie des stations d'épuration. Ensuite, direction le laboratoire pour faire les analyses. Selon le taux de concentration du virus établi, on peut prédire sa courbe d'évolution. Si le taux est faible, comme en avril, cela veut dire que le territoire sera peu touché. Dans le cas contraire, il faut se préparer à voir arriver de nombreux cas. 

Car la prédiction est fiable, et surtout, elle donne de la visibilité 8 à 10 jours avant l'arrivée des premiers symptômes. Un délai important qui permet à l'ARS de réagir. "On peut avoir au moins huit jours d'avance, poursuit Henri Sabarot. À ce moment-là, ça permet à l'ARS d'agir en conséquence, et d'anticiper la présence virale sur les villes prélevées une semaine à l'avance.

Un enjeu de taille 

Pouvoir anticiper le rebond que tout le monde craint. C'est ce que souhaite l'Agence régionale de santé, hantée par le nombre de touristes. Sur la côte, bars, restaurants, plages sont bondés. C'est simple, en Nouvelle-Aquitaine, on n'a jamais vu ça. 

Aujourd'hui, un seul laboratoire est au point. Un peu juste pour la plus grande région de France. Il faut donc équiper les laboratoires de centrifugeuses, en priorité ceux des littoraux. Ça tombe bien, le Conseil régional vient d'accorder un budget de 200.000 € pour l'achat du matériel. 

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