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Santé – Sciences

Laurent Ballesta de retour sur terre après un mois à 120 mètres de profondeur

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu Provence, France Bleu

Après 28 jours enfermés dans un caisson pressurisé et des dizaines de sorties sous-marines, les plongeurs de l’équipe de Laurent Ballesta ont retrouvé la terre ferme dimanche à Marseille. C'est la fin d'une expédition qui leur a fait parcourir 300 km de littoral de Marseille à Monaco.

Les quatre membres de l'expédition "Planète Méditerranée" ont passé 28 jours dans un caisson pressurisé
Les quatre membres de l'expédition "Planète Méditerranée" ont passé 28 jours dans un caisson pressurisé © Maxppp - Valérie Vrel

Marseille, France

L'opération "Planète Méditerranée" est de retour sur la terre. Après avoir passé 28 jours dans un caisson pressurisé comme s'ils étaient en permanence à 120 mètres de profondeur, les quatre membres de l'équipe, dirigée par le biologiste marin héraultais Laurent Ballesta sont sortis de leur caisson dimanche soir à Marseille.

Un dispositif exceptionnel

En vivant dans ce caisson, qui reproduisait l'atmosphère présente à 120 mètres de profondeurs, les plongeurs ont pu gagner du temps. "On peut passer des heures et des heures au fond puisqu'on ne remonte pas vraiment. Physiquement, on remonte vers la station de vie, mais physiologiquement on ne remonte pas puisqu'on reste à la pression du fond", expliquait Laurent Ballesta, quelques jours avant le départ. En seulement trois minutes, grâce à une petite tourelle, les plongeurs étaient directement envoyés sur leur zone de recherche, dans les profondeurs. 

Libérés des contraintes pour plonger, les explorateurs ont pu découvrir en détail les fonds sous-marins. "Nous vivons tous sur la même planète, mais il y a plusieurs mondes, et nous avons eu l'honneur d'explorer un autre monde, s'est réjoui le biologiste. Barbiers perroquets, poissons lézards, morues cuivrées : à chaque plongée ou presque, nous avons pu filmer ou photographier une espèce qui n'avait jamais été observée vivante dans son milieu".

Des découvertes quotidiennes

Missionnés par divers chercheurs, laboratoires ou universités, les quatre membres d'équipage ont effectué des prélèvements d'ADN sur une dizaine d'espèces et découverts des paysages de profondeurs. Le tout devrait permettre de mieux connaître la biodiversité marine. Tout comme les analyses menées sur les récifs coralligènes, afin de déterminer s'ils ne seraient pas des puits de carbone. De même, l'opération a inspecté les tuyaux de sortie des eaux usées de la métropole de Nice, avec prélèvements de sédiments pour évaluer l'impact des rejets humains.

Les curieux ont pu suivre au jour le jour l'expédition sur la page Facebook de l'opération Gambessa via les vidéos postées par l'équipe de 30 personnes, sur terre, en soutien aux quatre explorateurs

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