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Lauris se mobilise pour sauver son hôpital

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Par , France Bleu Vaucluse

Environ 200 personnes se sont rassemblées ce samedi matin à Lauris (Vaucluse) pour protester contre la fermeture du centre hospitalier Roquefraîche prévue dans trois ou quatre ans.

De nombreux élus locaux sont venus soutenir les habitants et le maire de Lauris André Rousset (à droite, en blanc avec l'écharpe tricolore).
De nombreux élus locaux sont venus soutenir les habitants et le maire de Lauris André Rousset (à droite, en blanc avec l'écharpe tricolore). © Radio France - Adrien Serrière

Le centre hospitalier Roquefraîche de Lauris, ouvert dans les années 1930 sur les hauteurs de la commune, comprend notamment un service de pneumologie et un EHPAD. En 2003, l'établissement avait fusionné avec le centre hospitalier de Cavaillon. Désormais, l'Agence régionale de santé souhaite transférer toute l'activité du site d'ici trois à quatre ans à Cavaillon et fermer le centre de Roquefraîche dans le but de réduire les coûts de fonctionnement.

"Je n'ai jamais vu quelqu’un qui n'était pas content des soins prodigués à Roquefraîche."

Près de 200 personnes se sont rassemblées ce samedi matin à l'entrée de Lauris pour dire leur opposition à la fermeture de centre hospitalier de Lauris. Des habitants de la commune, des employés de l'hôpital, des syndicats, des gilets jaunes et des élus étaient présents. 

"On a tous un parent, un grand-parent, un frère ou une sœur qui est décédé là-bas en toute quiétude, dans l’humanité", affirme le maire de Lauris, André Rousset, pour montrer l'importance de ce service public pour la petite commune du Luberon. Il ajoute qu'il n'a "jamais vu quelqu’un qui n'était pas content des soins qui y sont prodigués".

Comme pour appuyer les propos du maire, Eric, habitant de L'Isle-sur-la-Sorgue dont la mère est résidente de l'EHPAD depuis deux ans, ajoute : "Même si demain, on me proposait une place à L'Isle-sur-la-Sorgue, je ne déplacerais pas ma maman parce qu’ici, elle reçoit des soins adaptés, dans un cadre magnifique et avec un personnel très humain." 

Des emplois en jeu 

Le site de Roquefraîche représente environ 70 emplois transférés à Cavaillon en cas de fermeture. "Nous ne savons pas si tous les emplois seront transférés", précise Corinne Parfait, aide soignante et déléguée Force ouvrière. "Ce qui est certain, c'est que certains ne pourront pas continuer car ils habitent au-delà de Pertuis et faire le trajet Pertuis-Cavaillon pour aller travailler, ce n'est pas possible"

Le maire en route pour Paris à pied 

Pour tenter d'alerter la ministre de la Santé Agnès Buzyn sur la situation du centre hospitalier Roquefraîche, André Rousset s'est lancé un défi fou. Le maire de Lauris va courir jusqu'à Paris. Il a pris le départ de Lauris samedi et, à raison de 20 à 30 km par jour, il compte gagner la capitale. André Rousset espère quand même "pour ses genoux" ne pas avoir à courir jusqu'à Paris avant que la ministre ne le reçoive. 

Le centre hospitalier Roquefraîche de Lauris.
Le centre hospitalier Roquefraîche de Lauris. © Radio France - Adrien Serrière
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