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Dossier : Coronavirus Covid-19

VIDÉO - Covid-19 : après 200 appels, ce Lavallois greffé du rein obtient un rendez-vous pour se faire vacciner

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Par , France Bleu Mayenne, France Bleu

Stéphane Bonna, un patient à risque, a réussi à obtenir un rendez-vous pour se faire vacciner contre la Covid-19 après avoir appelé plus de 200 fois le centre de vaccination de Laval. Cela fait six semaines qu'il tente d'avoir un rendez-vous car il est greffé d'un rein et n'a plus d'immunité.

Stéphane Bonna a dû appeler 200 fois son centre de vaccination à Laval avant d'obtenir un rendez-vous pour se faire vacciner.
Stéphane Bonna a dû appeler 200 fois son centre de vaccination à Laval avant d'obtenir un rendez-vous pour se faire vacciner. © Radio France - Maïwenn Bordron

Plus de 3.000 nouveaux rendez-vous pour se faire vacciner contre la Covid-19 ont ouvert ce mardi en Mayenne. Les centres de vaccination ont été submergés de coups de fil : 105.000 appels en une journée.  Stéphane Bonna, un Lavallois de 51 ans, fait partie des patients qui ont appelé de nombreuses fois l'un des huit centres de vaccination en Mayenne. Ce patient à très haut risque a fait plus de 200 tentatives ce mardi et a fini par obtenir un rendez-vous pour se faire vacciner le 9 mars à Laval.

"Je n'ai plus que ça en tête"

Stéphane Bonna reste inquiet car il n'a pas reçu de confirmation de son rendez-vous par SMS ou par mail. "Rien ne me garantit que je vais être vacciné, j'ai juste un accord téléphonique mais aucune preuve", souffle ce quinquagénaire. Il tente de rappeler le centre de vaccination de Laval mais sans succès : "Ça coupe systématiquement", peste-t-il. Effectivement, lorsqu'il compose le numéro, impossible d'avoir un opérateur au bout du fil. Stéphane Bonna tombe sur une voix enregistrée, puis l'appel prend fin.

Ce Lavallois de 51 ans est un patient considéré à très haut risque car il a reçu une greffe de rein en 2016. "Je suis sous traitement immuno-suppresseur, c'est-à-dire qu'on me supprime mon immunité pour que je ne fasse pas de rejet de l'organe que l'on m'a transplanté. Donc forcément, mon immunité, elle est au plus bas", explique-t-il. Cela fait six semaines que Stéphane attend le vaccin, il appelle le centre de vaccination trois fois par semaine pour avoir un rendez-vous. Ce vaccin occupe désormais toutes ses pensées.

Le fait de ne pas réussir à me faire vacciner, cela devient une préoccupation permanente, je n'ai plus que ça en tête. Ca m'empêche de dormir la nuit, ça me stresse énormément dans mon quotidien. - Stéphane Bonna, un patient à très haut risque

Il est responsable des achats dans une entreprise à Ernée qui fabrique du mobilier médical et il a demandé à son patron s'il pouvait télétravailler. "Dans mon métier, en dehors des collègues de travail, je dois aussi rencontrer régulièrement du monde donc je ne peux plus pratiquer mon métier, du fait que je dois éviter les contacts extérieurs au maximum", raconte Stéphane Bonna, qui est en télétravail depuis 15 jours. 

Il aimerait pouvoir retourner à Ernée pour avoir accès à ses dossiers mais il est trop stressé à l'idée d'être contaminé. Alors en attendant le vaccin, il compte continuer le télétravail.

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