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Santé – Sciences

Le 15, le 17, le 18 : tous ces numéros d'urgence, le département de la Mayenne veut les fusionner

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Par , France Bleu Mayenne

Olivier Richefou, président du conseil départemental de la Mayenne, veut créer un centre de traitement de l'alerte unique. Fusionner le 15, le 17, le 18 voire le 115 pour gagner du temps et de l'argent. Mais le secteur médical est réticent.

Un centre de l'alerte unique suppose de former des opérateurs polyvalents. (Photo d'illustration)
Un centre de l'alerte unique suppose de former des opérateurs polyvalents. (Photo d'illustration) © Maxppp - PHOTOPQR/VOIX DU NORD

Laval, France

Le 15, le 18, le 17, le 112. En France, il y a tellement de numéros d'appel d'urgence qu'on finit par s'y perdre. Et si il n'y en avait plus qu'un seul ? Un centre de traitement de l'alerte unique (CTA) départemental pour nous orienter ensuite vers le service adapté : police, pompiers, samu. C'est le projet que porte, depuis plusieurs années, le président de la Mayenne, Olivier Richefou qui préside également la conférence nationale des services d’incendie et de secours (CNSIS). Emmanuel Macron,  lui-même, s'y est dit favorable. Mais l'idée suscite des réticences dans le corps médical.

Ne plus paniquer en prenant le téléphone

"Plutôt que d'avoir 36 numéros en tête, ce qui est compliqué pour nos concitoyens, qui souvent dans l'émotion ne savent plus quel numéro appeler, c'est d'en avoir un seul en tête, argumente Olivier Richefou, le 112, et que ce 112 arrive dans un lieu unique où tous les appels sont traités". Le président du département de la Mayenne veut même y incorporer le 115, le service d'hébergement d'urgence, "pour réunir toutes les compétences départementales"

Gagner du temps et de l'argent

En mutualisant les centres d'appels, Olivier Richefou veut gagner en efficacité mais aussi, il ne s'en cache pas, faire des économies de personnel. "Aujourd'hui quand vous avez pendant une nuit entière trois personnes qui prennent les appels chez les pompiers, deux personnes à la gendarmerie, une personne à la police... Je pense qu'à trois, au lieu de cinq ou six, on doit être capables de traiter ce type d'appel et donc d'avoir un temps de réaction beaucoup plus rapide".

Un problème de formation

Mais les opérateurs téléphoniques sont-ils interchangeables? Ce n'est pas l'avis d' André Gwénaël Porss, le directeur de l'hôpital de Laval. "Au 15, on tombe, non pas sur des standardistes, mais sur des agents de régulation médicale, qui ont une formation de type aide-soignant pour traiter ces échanges la avant de les transmettre au médecin régulateur"

Il faudrait donc imaginer une formation d'opérateur polyvalent. Or pour cela, les ministères de la santé et de l'intérieur doivent se mettre d'accord, ce qui risque de prendre beaucoup de temps. Une expérimentation est actuellement menée dans le département des Vosges.

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